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Le salon accueille chaque année un public à la recherche de créativité, d’expression, de surprises… - ©ADN12

Par Yannick Périé
Le 29 novembre 2018

Les 1er et 2 décembre à la salle des fêtes de Millau, artistes et artisans d’art proposeront au public un subtil mariage de création et de savoir-faire…

La seizième édition du Salon des arts et des métiers d’art de Millau, organisée par l'association Passage à l'art, sera placée sous le double signe de la céramique, pour ce qui est de la matière, et de la couleur, d’une façon thématique et ludique.

Sept céramistes talentueux et créatifs mais aussi vingt-six artistes et artisans créateurs seront présents avec leurs ouvrages et des propositions artistiques variées et attractives.

Conférence Couleurs d'Orient

Un stand dédié à la céramique regroupera des pièces maîtresses de chacun des céramistes présents et cinq pièces du céramiste Pascal Geoffroy. Ahmed Djelilate, peintre de la couleur et invité d’honneur, exposera sur la grande scène une bonne partie de son œuvre.

Parmi les animations, une conférence sur les peintres voyageurs intitulée Couleurs d’Orient sera donnée le samedi 1er décembre à 14 h 30 par Jacqueline Robin, de l’association Oudjat. Deux ateliers pour tous les âges et de grands jeux pleins de couleurs seront en libre accès durant tout le salon.

Samedi à 21 h, les six musiciens d’Anachronic Tribu donneront un concert reprenant pour partie l’excellent répertoire des Enfants terribles, groupe français des années 1970.

Une buvette et le chef Xavier Héran, artisan du goût, seront présents pour des encas et des repas bios et originaux à déguster sur place.

Deux journées toutes dédiées aux arts et à la création dans la vaste salle des fêtes de Millau tout spécialement parée pour l’occasion.

Samedi 1er décembre, de 10 h à 23 h et dimanche 2 décembre 10 h à 18 h 30 à la salle des fêtes de Millau.

Les membres d’Anachronic Tribu reprennent le répertoire des Enfants Terribles.Les membres d’Anachronic Tribu reprennent le répertoire des Enfants Terribles.

Entretien. « La nature reste le modèle »

Rencontre avec Christophe Liron, président de l'association Passage à l'Art et organisateur du salon

Christophe Liron, parlez-nous un peu de vous…

Mon parcours a démarré par la poésie. J'ai commencé à écrire des poèmes à partir de 8 ans, et cela m'a fait du bien. A 12 ans, j'ai fait un premier recueil de poésie et j'ai continué à écrire… Lors de ma scolarité au lycée Clémenceau de Montpellier, j'ai commencé très vite à fréquenter des étudiants. Je baignais dans l'Internationale situationniste ou la pensée de Guy Debord… Je vendais ma poésie et mes livres dans les cités U. Et au bout d'un moment, je n'y suis plus allé. Je suis entré dans la vie active avec ma poésie. D'ailleurs, le terme « poésie » vient du grec « poiein » signifiant « faire, créer ». Le poète est un créateur. Ça doit être pour cela que j'ai ensuite intégré une troupe de théâtre, « Théâtre in Transition », avec laquelle nous avons tourné à Avignon par exemple. J'ai ensuite passé quelques années au Maroc, où je me suis perfectionné dans la travail sur la peau. Puis je suis revenu à Millau. On me demande parfois si je vis de mes occupations artistiques, je réponds que je n’en meurs pas, je subsiste. J'arrive à payer ma cotisation à la Société des Artistes. Quand on a ce parti pris de ne pas avoir l'ambition de gagner beaucoup, autant essayer quand même de vivre de ce que l'on fait. Aujourd'hui, j'ai 60 ans, et je suis plasticien, inscrit à la Société des Artistes. Cela fait une petite trentaine d'années que je tripatouille la matière, que je m'intéresse à la chose artistique. J'ai assez vite apprécié de partager ça et de faire partager le travail des autres. Ceci explique la galerie Passage à l'Art, les éditions de poésie Clapàs, le jardin d'expositions « Terrasses d'Art » à Millau ou encore l'organisation de ce salon qui est l'un des temps forts de la monstration artistique locale.

Christophe Liron, dans son atelier de la rue Louis-Blanc à Millau.Christophe Liron, dans son atelier de la rue Louis-Blanc à Millau.

Justement, on s'attend plus à trouver ce genre de propositions artistiques dans les milieux urbains. N'est-il pas risqué d'organiser un salon de ce type à Millau ?

C'est vrai que l'activité humaine concentrée et l'urbanisation créent une nécessité de fréquentation de l'art sous toutes ses formes. Mais le Salon des arts et des métiers d'arts a aussi sa place ici, dans nos contrées où l'art n'est pas une nécessité absolue, puisqu’on peut se ressourcer dans la nature. La nature reste le modèle. Je dirais que c'est un peu un retour aux sources. Avec l'uniformisation planétaire à laquelle on assiste, l'art a sa place partout…



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