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Les militants du Collectif des états généraux de la migration ont été reçus, ce mardi, à 15 h 30, à la préfecture. - ©ADN12

Par Célian Guignard
Le 27 novembre 2018

Il l’attendait depuis plusieurs semaines. Le Collectif des états généraux de la migration a été reçu à la préfecture, ce mardi 27 novembre, par Michèle Lugrand, la secrétaire générale, et Jean-François Galliard, président du département de l'Aveyron.

La manifestation du samedi 24 novembre a-t-elle débloqué la situation ? Vraisemblablement. Ce mardi 27 novembre, le Collectif des états généraux de la migration* a eu la réunion qu’il souhaitait. À la préfecture, quatre représentants, issus de la Ligue des droits de l'Homme, du Collectifs des réfugiés et du Secours catholique, ont été reçus par Michèle Lugrand, la secrétaire générale, et Jean-François Galliard, le président du département de l'Aveyron. Ensemble, pendant près d’une heure et demie, ils ont évoqué le sort des réfugiés mineurs non accompagnés.

Déjà 786 jeunes reçus

Cette année, le département a battu tous les records puisque, selon Jean-François Galliard, la collectivité a accueilli « 786 [jeunes] à ce jour, contre 217 en 2017 et 21 en 2016 » et imagine « dépasser les 900 d’ici la fin de l’année ». En tout, 109 places d’hébergement sont disponibles. Ce qui pose des problèmes en cas d’arrivée importante. Mais, selon le président, le budget est déjà conséquent :

Cela représente 5 millions d’euros, contre 990 000 euros en 2016… Cette réunion nous a permis d’exposer notre problématique face à ce flux constant. Nous mettons en place les moyens que nous estimons nécessaires. Quand il y a beaucoup de jeunes, nous ne pouvons plus.

Les questions des militants sans réponses

De leur côté, les associations estiment qu’« il n’y a aucune volonté politique d’ouvrir plus de places ». Elles apprécient, néanmoins, d’avoir été « reçues et écoutées ». Mais le manque de « solutions pérennes » les inquiète. Les militants s’interrogent :

Que faisons-nous, demain, avec les gamins ? Nous ne savons pas… On nous fait comprendre que c’est comme ça. C'est le statut quo. Pour l’hiver, le Département est prêt à donner un coup de main.

Orientés vers l'Aveyron ?

Comment autant de jeunes réfugiés arrivent-ils aussi nombreux en Aveyron. Pour Jean-François Galliard, « il y a bien des personnes qui leur disent de venir, qui leur payent le billet de train. Quand on est du Ghana, je ne pense pas que l'on connaisse Rodez. »

Le Département, qui est compétent dans la prise en charge des mineurs isolés, qu’ils soient Français ou étrangers, a affirmé qu’il était prêt à s’entretenir « périodiquement avec les associations » pour les associer à la réflexion. 

*Le collectif est composé de la Ligue des droits de l'Homme, le Mouvement pour une alternative non-violente, le Secours catholique, la Ligue de l'enseignement, Mom’ô chaud, Jamais sans toit, le Collectif des réfugiés et Artisans du monde.



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