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Le site de la nouvelle porcherie de Cussac, sur la commune de Broquiès. - ©ADN12

Par Audrey Barat
Le 20 novembre 2018

Sur la commune de Broquiès, le GAEC de Cussac a déposé une demande d’autorisation de construction d’un nouveau bâtiment pour un élevage de 1.960 porcs, un projet qui suscite quelques inquiétudes de la part de certains riverains. Le point sur ce dossier en cours d’instruction.

Sur la commune de Broquiès, le GAEC familial de Cussac, (Jean-Louis et Julien Cazottes), gère un troupeau de 700 brebis laitières, et un élevage de porcs, aujourd’hui réparti sur deux sites, l’un à Cussac (910 places), l’autre à Peyralbe (933 places), à quelques kilomètres de là. Sur le site de Cussac, la fabrique d’aliments se situe à l'opposé de la porcherie, dans le bâtiment des brebis laitières. Face à cette configuration d’exploitation complexe, qui oblige les agriculteurs à faire d’incessants allers-retours entre les différents sites, et à acheminer l’aliment par tracteur, le GAEC a entrepris une démarche de modernisation, en réunissant les deux sites. Cette évolution permettra également l’installation d’une troisième associée, Manon Cazottes, fille et sœur des actuels exploitants.
Ce projet nécessite un nouveau bâtiment, prévu sur le site de Cussac. Le GAEC a donc déposé une demande d'enregistrement auprès de la préfecture,  pour un élevage porcin comprenant 1.960 places, soit une centaine de places supplémentaires par rapport à la configuration actuelle. Jean-Louis Cazottes, l’un des associés du GAEC, explique :

Le nouveau bâtiment sera équipé de panneaux photovoltaïques, et d'une fosse à lisier prévue pour une éventuelle unité de méthanisation. Les anciens bâtiments seront désaffectés, et deviendront des hangars de stockage de matériel et de foin.

Avis favorable du Conseil départemental de l’environnement

Une enquête publique s’est déroulée du 20 août au 17 septembre 2018, faisant remonter quelques inquiétudes de la part de certains habitants de Broquiès, qui craignent des impacts négatifs sur le paysage, et sur la qualité des sources qui alimentent le village.

Sur ces sujets, la préfecture contactée par nos soins, assure que :

L’instruction du dossier par les différentes structures habilitées, a permis de déterminer que le projet répond à la réglementation qui lui est applicable, et que ce dossier a recueilli l'avis favorable du Conseil départemental de l’environnement, des risques sanitaires et technologiquesle 30 octobre 2018.

Les 3.686 m3 de lisier produits annuellement seront épandus sur cinq fermes attenantes, pour une surface totale de 440 hectares. « Les voisins préfèrent utiliser notre lisier plutôt que de faire venir de l’engrais », explique l’éleveur. « C’est vrai que les exploitations porcines font peur », admet Jean-Louis Cazottes, « mais notre exploitation reste à taille humaine. Nous assurons un élevage sans antibiotique, sans OGM, et nous nous approvisionnons en aliment dans un rayon de 30 kilomètres autour de la ferme, ce qui nous a permis d’obtenir le label Bleu blanc cœur, qui nous place dans une production de qualité ». Les porcs sont achetés par Apolit Viandes à St-Affrique et abattus à Lacaune, et « irriguent notamment le circuit des cantines scolaires », se félicite Jean-Louis Cazottes.
L’instruction du dossier touche à sa fin. Après l’avis favorable du Coderst, le dossier fait l'objet de la phase dite contradictoire. L'arrêté préfectoral sera ensuite soumis à la décision de la préfète.
Le dossier public est consultable ici.

Les bâtiments existants (à l’arrière), serviront de stockage. Les bâtiments existants (à l’arrière), serviront de stockage.


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