lun. Juil 22nd, 2024

Les aidants vieillissent eux aussi, et pas seulement les personnes âgées aidées. En effet, plus de 62% d’entre eux ont plus de 50 ans, 26% ont plus de 60 ans et seulement 16% ont moins de 40 ans. les soins aux familles, qui ont de plus en plus besoin de soignants, de baby-sitters et d’aides ménagères en général, mais qui, de plus en plus, ne peuvent pas se les offrir. Du moins, pas avec des contrats réguliers, dont les coûts augmentent, tandis que le recours à l' »économie souterraine » reste très important, même pour 51,7% des personnes employées dans le secteur, selon les estimations de l’ISTAT, soit plus d’un tiers de toutes les activités irrégulières en Italie. 

Ce sont là quelques-uns des aspects les plus intéressants qui ressortent de l’étude de l’ISTAT. 4ème document du Rapport 2023 de la Fondazione studi consulenti del lavoro pour Assindatcolf l’une des plus grandes associations d’employeurs de travail domestique, présenté à Rome. Si l’on examine les données dans une perspective temporelle plus large, on constate que l’emploi dans le secteur domestique a augmenté de 30 % depuis 2000, soit trois fois le taux de croissance général de l’emploi, qui s’est arrêté à +10 % au cours de la même période. Avec une présence croissante des aidants familiaux (+15%, 46,9% des employés) par rapport à un déclin des baby-sitters et des aides ménagères (-21%) au cours de la dernière décennie. Et une « italianisation » de la profession (+33%, aujourd’hui 30% des travailleurs) due à la fois à un regain d’intérêt pour cette profession de la part de nos compatriotes et à la citoyenneté acquise par les travailleurs étrangers présents dans notre pays depuis plus d’une décennie. La situation économique des aidants s’améliore également, du moins ceux qui ont un contrat régulier : la part de ceux qui perçoivent plus de 13.000 euros nets par an est en effet passée de 9,4% à 20,9% en 2022, tandis que les aides à domicile et les baby-sitters enregistrent une faible croissance des salaires et une baisse du nombre d’heures travaillées (celles déclarées, bien sûr).

Dans ce tableau, avec des ombres et des lumières, se trouvent les résultats d’une autre recherche, menée par le Censis sur un échantillon de 1.400 familles associées à l’Assindatcolf, selon laquelle les dépenses mensuelles des employeurs ont augmenté au premier semestre 2023 de 58 euros (de 100 euros dans le cas des aidants), atteignant une moyenne de 791 euros par mois. 36,9 % des ménages interrogés déclarent que ces dépenses sont devenues « insoutenables ou difficilement soutenables » (en janvier, 25,6 % de l’échantillon donnait cette réponse).  et en difficulté sont, bien sûr, principalement les ménages à faibles revenus et ceux qui doivent employer des aidants pour s’occuper des personnes âgées dépendantes. L’augmentation des coûts entraîne une diminution de l’emploi régulier. Une contradiction flagrante avec la demande croissante de services de soins par les ménages qui trouve malheureusement un « exutoire » dans un recours encore très, trop important au travail irrégulier.

Le cas de la Sardaigne est intéressant et significatif à cet égard, car les politiques visant à favoriser la gestion familiale de la non-suffisance ont « produit au fil des ans un processus d’émergence significatif (la région a la plus forte incidence d’aides domestiques sur la population, avec une valeur de 3% par rapport à la moyenne italienne de 1,5%) – indique le rapport – avec des effets significatifs en termes d’emploi : sur 100 aides, 70 sont des soignants et 82 sont italiens ».

Ceci nous amène aux deux points sur lesquels Assindatcolf demande aux politiques de concentrer leur attention : d’une part, la demande d’employés, y compris à travers l’élargissement du quota de travailleurs extracommunautaires prévu pour le secteur dans le décret sur les flux.  Après le boom consécutif à l’amnistie de 2020 – qui n’a pas encore pris fin – le travail domestique a en effet progressivement perdu 100.000 employés réguliers et en 2022 il y avait 894.299 travailleurs régulièrement enregistrés auprès de l’Inps (7,9 de moins qu’en 2021). D’autre part, et surtout, l’utilisation du levier fiscal avec une augmentation décisive des déductions, aujourd’hui très limitées. Nous restons convaincus que pour soutenir économiquement les familles, mais aussi pour freiner la propagation du travail au noir, il est nécessaire de changer la fiscalité en introduisant la déduction totale du coût que les employeurs supportent pour les aides ménagères, les soignants et les baby-sitters », explique Andrea Zini, président d’Assindatcolf.  -Et ce n’est pas suffisant, car une dépense indispensable comme la prise en charge de personnes dépendantes et d’enfants n’est pas à la portée de tout le monde. Il est donc essentiel qu’à côté de la déductibilité fiscale, il y ait de la place pour une allocation unique à l’enfant plus substantielle, et que l’allocation universelle de dépendance arrive rapidement. » Le gouvernement s’est engagé à présenter les décrets délégués d’ici janvier (le montant de l’ancienne « allocation d’accompagnement » sera augmenté en cas d’emploi régulier). Pour cela, conclut Zini, « Nous comptons que la loi de finances contiendra déjà des indications claires dans ce sens : nous pensons au doublement de la déductibilité des cotisations à l’Inps, au financement de l’allocation universelle et à l’inclusion des travailleurs domestiques dans les mesures visant à réduire le coin des impôts et des cotisations ». 

By Nermond

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