Aveyron. « Nous sommes tous inquiets pour le RSA »

Jean-François Galliard ©ADN12

En Aveyron comme ailleurs, la crise frappe dans tous les secteurs. Le Conseil départemental de l’Aveyron a annoncé que les demandes de RSA avaient bondi de plus de 10% entre le mois de mars et le 30 octobre dernier.

35% de primo-entrants de plus 

Le Revenu de solidarité active assure aux personnes sans ressource de plus de 25 ans un niveau minimum de revenu. Son montant en 2020 s’élève à 564 € pour une personne seule ne percevant pas d’aide au logement. Jusqu’ici, cette allocation gérée par le Conseil départemental de l’Aveyron et versée par la CAF s’en sortait plutôt bien et était peu demandée en comparaison du reste de la France. Mais depuis le premier confinement, le taux d’allocation de l’Occitanie a rejoint celui de la moyenne nationale : 2,70 en Aveyron pour 5,17 en Occitanie et 5,20 en France.

« En septembre 2020, il y avait 4 375 bénéficiaires pour environ 8 000 personnes concernées » a annoncé Jean-François Galliard, Président du département. Pour la période du 1er janvier au 30 septembre 2020, « les primo-entrants ont augmenté de 35% » ajoute-t-il, « ce qui coûte un million d’euro de plus par rapport à 2019, et ça va s’alourdir au cours de l’année ».

En début d’année, le département avait d’ailleurs ouvert la possibilité de RSA aux indépendants. Cette mesure tient toujours jusqu’au 31 décembre 2020.

Reprise du RSA par l’Etat ?

Une des solutions possibles pour soutenir financièrement le département en cas d’afflux trop lourd de demandes, pourrait être la reprise de la gestion du RSA par l’État. Ce fut le cas en Seine-Saint-Denis, un des départements les plus pauvre de France. Pourtant, l’Aveyron reste rétif à cette solution : on peut s’imaginer que la perte de ce qui représente un tiers des compétences des départements serait un message négatif envoyé par ces derniers dont l’escarcelle se réduit déjà d’année en année…

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