Ligue 2. « Mettons-y de la vie, de l’audace » (Laurent Peyrelade, coach du RAF)

Après la trêve internationale, retour à la compétition pour les hommes de Laurent Peyrelade. Au programme, un déplacement à Valenciennes, pour la 11e journée de Ligue 2.

Laurent Peyrelade espère un match ouvert à Valenciennes. @ADN12

Laurent, comment va le groupe, à l’heure d’affronter Valenciennes, pour cette 11e journée de Ligue 2 ?

On a bien travaillé. Ce que l’on fait est intéressant. Maintenant, notre difficulté, c’est de le remettre dans le contexte du match. Je trouve que ce que l’on a fait était très cohérent. On a fait tout ce que l’on voulait faire, on a pu soigner nos bobos, on a pu travailler nos principes. Maintenant, il faut que l’on soit capable de le faire en match. Et c’est un peu la difficulté du moment. Notre inconstance, elle est là. Je trouve qu’avant Ajaccio, c’était bien ce que l’on faisait à l’entraînement. Sauf qu’arriver en match, ça fait pschitt. 

Quel ressort, il a fallu utiliser pour remettre le groupe dans le bon sens, après la défaite contre Ajaccio ?

Déjà, en montrant les images. En disant, c’est ça que vous avez fait. Ou c’est ça que vous n’avez pas fait ! Montrer la réalité par rapport à la sensation qu’eux avaient du match. C’est passé très très loin et c’était très très insuffisant. Après, c’est d’échanger. Et de continuer à travailler. C’est des périodes où il faut être courageux. On est des joueurs pro, un club pro, c’est extraordinaire. Si on veut que ça dure, il faut continuer. Ce n’est pas parce que tu perds un match ou deux, que tu dois t’arrêter. Il fallait remettre nos idées, nos principes, mettre tout le monde dans le bon chemin et avancer. 

Ça peut être dans l’échange, dans le jeu, dans le travail, dans la dureté ou dans les changements

Un travail collectif au final, pour re mobiliser l’ensemble du groupe ?

C’est plus facile. Tu ne dis pas, c’est la faute d’untel, d’untel… Tu ne stigmatises pas quelqu’un, mais tu englobes l’ensemble de l’équipe. Ce n’est pas dans mes habitudes de toute façon. C’est à nous de trouver les solutions pour que l’on soit plus performant. Ça peut être dans l’échange, dans le jeu, dans le travail, dans la dureté ou dans les changements. C’est plus intéressant de travailler le collectif, car tout le monde est sur le même pied. 

À quel type de match vous attendez-vous contre Valenciennes ?

J’espère un match ouvert. Je pense qu’ils nous correspondent plus cette année. Après, c’est surtout, qu’est ce que j’ai envie que mon équipe dégage. J’ai envie que ça vive, que ça grouille, que ça attaque, que ça coure, que ça défende. Qu’il se passe un truc, que l’on ait des émotions. Qu’il se passe quelque chose dans le palpitant. Qu’il y ait une âme. Mettons de l’audace, il faudra y mettre du courage. Mettons-y de la vie, vraiment. C’est surtout ça que j’ai envie de voir. L’adversaire, on verra ce qu’il nous propose. 

Ajaccio, il ne s’est rien passé. Encéphalogramme plat…

Vous trouvez que c’est ce qui manque à votre équipe ? Un peu de folie, de l’âme ?

Contre Auxerre, par exemple, on avait de l’âme. On avait de la folie, il s’est passé des choses. On avait nos bonnes choses et nos défauts dans le même match. Mais au moins, il s’est passé un truc. Ajaccio, il ne s’est rien passé. Encéphalogramme plat… Après, sur ce match-là, il y a eu de la peur. Après, j’ai dit aux joueurs, l’an dernier, on avait juste trois points de plus à la même époque… 

Qu’en est-il des blessés ou des suspendus ?

On va récupérer tout le monde la semaine prochaine, sauf Tertereau. Il a un trait de fracture en dessous de la voûte plantaire. Il a une IRM de contrôle le 7 décembre pour voir si c’est résorbé. Bonnet reprend l’entraînement collectif lundi. Ponceau, pareil, reprise lundi. Et Chougrani et Roche sont suspendus. 

Ce samedi 21 novembre, Valenciennes – RAF, au stade du Hainaut, à 19h.

Le groupe pour le déplacement à Valenciennes. @ADN12