Football. « L’objectif est de limiter la casse en termes de condition physique » (Mathieu Rufié)

Après une première saison tronquée, et stoppée nette en mars dernier, les féminines du Rodez Aveyron Football rêvaient d'une nouvelle saison en D2 plus calme... Raté. Le confinement annoncé par le président de la République a de nouveau stoppé l'élan ruthénois... et le sport amateur est de nouveau à l’arrêt, à l'image de la D2 féminine de football.

Mathieu Rufié, coach des Rafettes, réagit à la suspension du championnat de D2. @ADN12

Un arrêt dommageable, alors que l’équipe des Rafettes avait plutôt bien débuté sa saison. Avec cinq victoires remportées sur six matchs joués, les joueuses de Mathieu Rufié venaient de chuter pour la première fois, sur la pelouse d’Yzeure.

Mathieu, quel a été le plus urgent pour vous à l’annonce du confinement et de l’arrêt des compétitons amateures ?

Dans l’urgence, on a été plus réactif que la dernière fois. Parce qu’on avait déjà vécu ça. Là, toutes les joueuses sous contrat, ainsi que l’encadrement, ont été mis au chômage partiel. Parce qu’il n’y a plus de compétition, mais également plus d’entraînement, au moins jusqu’à début décembre.

Allez-vous faire comme en mars, et donner des programmes aux joueuses ?

Oui, on va sortir des programmes individuels pour les joueuses. Avec évidemment le respect des règles imposées par le confinement. On va essayer de faire mieux que la dernière fois, avec le recul et l’expérience. Même si on subit la situation comme tout le monde. 

Vous aviez fait une préparation plus longue, due à l’arrêt des championnats en mars. Est-ce que ça va jouer selon vous pour que les filles ne perdent pas trop pendant ce mois d’arrêt ?

La préparation ? Elle est déjà loin, même si elle a été plus longue cette année. L’objectif, c’est de limiter la casse. Je ne parle pas de blessures, mais en termes de condition physique. Et puis il y aussi le côté foot, en termes de technique et de tactique… Les filles n’ont pas forcément un jardin pour pouvoir taper dans un ballon. Donc, ce côté-là, on va l’oublier pour l’instant. L’important, c’est de limiter les dégâts pour au moins 4 semaines.