Rodez. « C’est écœurant ; qu’on nous laisse au moins accueillir les jeunes ! » (Bad au Monas)

Le club regrette "le manque de concertation" dans la décision de fermer les gymnases. DR

Comme le président du ROC Handball (lire son interview ici), le président du club de badminton du Bad au Monas ne digère pas la décision de fermeture des gymnases… Christophe Marion estime avoir fait les efforts nécessaires pour assurer la sécurité de ses adhérents et demande à minima que les jeunes joueurs puissent être accueillis…

« On a investi 1 500 € en matériel sanitaire ! »

Déjà privé de pratique sportive entre mars à septembre en raison du confinement et de la première vague de Covid, la nouvelle saison de badminton n’aura duré qu’un mois et demi…

« C’est très fatigant et compliqué à gérer. Nous avons tout mis en place pour que tout se passe dans les règles, le club a investi pour 1 500 € en gel, masques, lingettes afin de garantir les gestes barrières et malgré cela on doit arrêter notre activité, c’est écœurant. »

(Christophe Marion, président du Bad au Monas)

Le président du club déplore également que la préfecture aveyronnaise ait attendu la fin d’après-midi de vendredi pour préciser ses consignes : « la situation est quand même ubuesque : nous avons du attendre vendredi en fin de journée pour avoir une déclaration de la préfecture alors que le week-end notre club est en activité c’est très court pour se retourner ».

Et les jeunes ?

Autre interrogation : alors que le Ministère des Sports prévoit des dérogations pour les « mineurs dont la pratique est encadrée, par une association ou toute structure dotée d’un encadrement diplômé », Christophe Marion explique avoir du mal à avoir des consignes claires…

« On a eu des infos contradictoires, nous disant que personne ne pouvait aller dans les gymnases et personne n’a su nous apporter une réponse claire sur ce point. Donc, pour l’instant nous n’accueillerons pas nos jeunes, en attendant d’avoir des éclaircissements… »

(Christophe Marion, président du Bad au Monas)

En attendant, Christophe Marion espère « vraiment trouver un terrain d’entente qui permettrait à minima d’accueillir nos jeunes », lui qui estime avoir respecté « à la lettre » les protocoles édictés depuis le début de l’épidémie et regrette le manque d’informations reçues par les clubs de la part des autorités : « Les décisions sont mieux comprises et mieux acceptées quand un vrai dialogue existeEt on comprend mieux les décisions si elles ont du sens ».