Rodez. « On a envie de travailler, comme les restaurateurs » (Yann Marie, Cinéma CGR)

Le cinéma est aussi touché par le couvre-feu : obligé de réadapter ses séances pour les terminer plus tôt, le CGR de Rodez perd en spectateurs qui commençaient pourtant à revenir timidement dans les salles.

Le CGR de Rodez ©ADN12

Boites de nuit aux portes closes depuis des mois, bars fermés, restaurants limités à 21h… dure période pour le monde de la nuit. Le cinéma de Rodez non plus n’est pas épargné par le couvre-feu aveyronnais.

« 140 séances en moins par semaine ! »

Obligé de réorganiser toutes ses séances, c’est un nouveau coup de frein pour le CGR de Rodez, déjà durement touché par la crise sanitaire cet été. Alors que les spectateurs commençaient à revenir dans les salles sombres à l’occasion des vacances de la Toussaint, le coup est rude pour l’équipe qui garde pourtant son optimisme.

20 séances en moins par jour

« On a réorganisé toutes les séances pour que les dernières lignes de générique passent à 20h40, pour permettre au public de rentrer chez lui avant le couvre feu » indique Yann Marie, le gérant. En plus de réadapter les plannings des équipes, il a fallu retirer deux séances par salle et par jour, soit 20 séances en moins par jour, 140 par semaine… « Et pas les moindres » constate Yann Marie : « celle de 20h était la plus forte ».

Durement touché pendant l’été, les vacances de la Toussaint avaient pourtant donné un regain d’espoir au cinéma. « On était content de l’affluence par rapport à la masse salariale » indique Yann Marie qui arrivait à environ -30% de fréquentation par rapport à l’année dernière : pas encore la joie, mais bien loin des -95% de cet été.

« On sentait le goût du public à revenir au ciné »

« D’autant que nul part dans le monde il n’y a eu de cluster dans un cinéma, qu’à Rodez on a la clim à renouvellement d’air et on respecte les règles sanitaires pour que gens soient à l’aise » précise Yann Marie qui a fait en sorte de continuer à faire travailler ses équipes malgré la baisse d’activité. Il constate une réelle envie de travailler pour tous les acteurs de la distribution et diffusion du cinéma. « Tous, dans la branche, on a envie de travailler, comme les restaurateurs… après, ça ne dépend plus de nous »

Les films au rendez-vous

« On reste assez optimiste : on essaye de suivre toutes les consignes depuis le début et les distributeurs jouent le jeu en sortant les films » indique le gérant. Le film de Dupontel Adieux les cons est bien sorti pendant les vacances ; Aline, le drame réalisé par Valérie Lemercier a bien été confirmé pour le 11 novembre.

A venir : les comédies Opération Portugal etTout nous sourit , le thriller fantastique Comment je suis devenu super héro, la comédie Tout nous sourit… jusqu’à 21h.