Aveyron. « Pas de photovoltaïque sur les terres agricoles ! »

Kennet Cowan, trésorier, Daniel Mazel, président et Jean-Louis Bugarel, membre du conseil d'administration du Comité Causse Comtal. ©ADN12_archives

Association agréé pour la Protection de l’Environnement, le Comité Causse Comtal a pour objectif « de veiller à ce que toute activité publique ou privée, tant en zone rurale qu’urbaine, s’exerce dans le respect de la nature, de l’environnement et du cadre de vie des habitants ».

« le Comité Causse Comtal dit non ! »

Et selon elle, le développement actuel des champs photovoltaïques sur les terres agricoles aveyronnaises ne répond pas à cette exigence…

250 hectares autour de Salles-la-Source 

Expliquant « ne pas être contre le photovoltaïque », l’association se bat en revanche pour que ces installations soient implantées en dehors des terres agricoles classées, en privilégiant les zones désaffectées par la biodiversité.

« Nous ne sommes pas opposés au photovoltaïque. Nous pensons que ce dernier doit être réservé à des surfaces déclassées telles des anciennes mines, carrières (dont disposera en 2023 la communes de Salles la Source avec Puech Hiver), zones industrielles et commerciales, délaissés de routes ou d’autoroutes, et ne pas s’installer sur des zones agricoles et naturelles y compris celles qui sont présentées à tort comme improductives, car ce sont en ces lieux que les spots de biodiversités sont les plus importants. »

(Comité Causse Comtal)

Dans son viseur : plusieurs projets de parcs annoncés sur les communes de Salle-la-Source, Muret-le-Château et Rodelle pour 250 hectares de panneaux solaires.

« Notre association a pour objet d’agir pour la protection de l’environnement du département de l’Aveyron  et donc la défense de l’intégrité du Causse Comtal dont la richesse inestimable est fort bien connue dans les milieux avisés mais encore trop peu connue du grand public. Par exemple Salles-La-Source et Rodelle sont les communes les plus riches de France en dolmens et mégalithes et seront deux des communes impactées par ces projets. »

(Comité Causse Comtal)

« Dans les projets portés par les groupes AKUO, Voltalia et JP Energie, ce sont malheureusement des terres agricoles et naturelles qui seront irrémédiablement impactées » poursuit l’association environnementale, qui réclame une consultation publique dans chaque commune concernée, et assure que d’autres zones d’implantations plus favorables à la biodiversité existent.