Aubin. Alcoolisé, il blesse sa compagne avec une chaise

Un homme de 31 ans a été condamné à 8 mois de prison ferme ce mardi 6 octobre au tribunal de Rodez pour des faits de violences sur sa compagne, aggravées par trois circonstances.

@ADN12

L’homme était jugé devant le Tribunal de Grande Instance de Rodez ce mardi pour des faits de violences aggravées à l’encontre de sa compagne, avec usage d’une arme et sous état alcoolique.

« Elle m’avait rabaissé auprès de mes amis »

Les faits ont eu lieu à Aubin au mois d’août dernier. Le prévenu âgé de 31 ans et père de deux enfants, rentre dans son foyer alcoolisé et accompagné d’amis et se voit reproché par sa compagne son absence de la journée, « alors que les enfants l’avaient réclamé » d’après elle.

Le prévenu rentre alors « en état de grande colère » d’après sa propre mère, présente au moment de l’altercation, et lance une chaise en direction de la victime, tout en l’insultant et la menaçant. Cette dernière la reçoit à la tête et se rend au SAMU qui déclare une journée d’ITT.

Récidive

La compagne, qui ne s’est pas portée partie civile, avait expliqué aux gendarmes de Decazeville, auprès de qui elle avait porté plainte, être victime de violences depuis 2 ans, les derniers faits s’étant déroulés six mois auparavant. Le prévenu avait d’ailleurs été condamné à de la prison avec sursis et à une obligation de soins.

Celui-ci, qui a déclaré « avoir honte » de ses actes mais nie avec lancé la chaise sur sa compagne (« elle a rebondi contre le mur ») a entre temps trouvé un emploi en CDD et suit un traitement psychologique et médicamenteux.

La procureure, qui a insisté sur le fait que le prévenu encourait 14 ans de prison du fait de cet état de récidive, a demandé une peine de huit mois de prison ferme avec révocation partielle de trois mois du sursis précédent et un aménagement de la peine avec bracelet électronique pour que celle-ci « soit utile ». Elle a également insisté sur le contexte de « misère sociale, de dépendance majeure, et du fonctionnement du couple » tout en rappelant que le prévenu était inséré socialement.

La Présidente du Tribunal est finalement allée au-delà de ces réquisitions en condamnant l’homme à huit mois de prison ferme (avec une révocation du sursis de quatre mois pour les faits antérieurs), sans aménagement de peine.