Motard mortellement fauché à Cassagnes-B : « une imprudence qui a entraîné l’irréparable »

L'auteur de l'accident mortel de Cassagnes-Begonhes, qui avait coûté la vie à un motard en juillet 2019, a été condamné pour homicide involontaire ce mercredi 23 septembre par le tribunal correctionnel de Rodez.

@ADN12

L’accident s’était produit au niveau d’une intersection, sur la route reliant Rodez à Cassagnes-Begonhès, en fin d’après-midi du mois de juillet 2019. Le conducteur de la voiture, arrêté à un stop, explique avoir regardé à gauche puis à droite avant de s’engager pour traverser la voie « j’ai vu le motard arriver par la gauche au bout de la ligne droite et je croyais avoir le temps de passer… » s’excuse-t-il sincèrement à la barre du tribunal, après plus d’un an de suivi psychologique.

« Soleil rasant et mauvaise évaluation des distances »

Car malheureusement ce jour-là, le motard a violemment heurté la portière arrière de la voiture : le véhicule s’est retrouvé sur le toit et le pilote du deux-roues s’est vu éjecté, son casque reposant à plus de 15 mètres de lui… Cet artisan d’une cinquantaine d’années, motard confirmé et père de deux enfants, n’avait pas survécu au choc.

« Pas un fou du volant »

Plus d’un an après les faits, le conducteur de 62 ans comparaissait donc pour homicide involontaire… Dans cette triste histoire, pas d’alcool ni même de drogue, juste un commerçant sans histoire, « avec tous ses points sur le permis » et « 42 ans de conduite sans aucun accident » : « un très bon conducteur » reconnaît le Procureur de la République, qui le poursuit pour « une imprudence qui a entrainé l’irréparable ».

« Une double imprudence en réalité » poursuit le Ministère Public à l’adresse de l’accusé, « selon le Code de la route, vous auriez dû regarder une deuxième fois à gauche… et puis, en raison du soleil rasant que vous décrivez, redoubler encore de vigilance… ».

Prison avec sursis

Au vue de ces éléments, et parce que ce commerçant a besoin de son véhicule pour travailler, les juges ruthénois n’ont pas prononcé de suspension de permis mais une peine de 6 mois de prison avec sursis assortie d’une amende de 600 euros. L’indemnisation de la famille de la victime reste encore à déterminer.