Rodez. Les salles du cinéma CGR attendent leur public

Comme toutes les salles de cinéma de France (et au-delà), le CGR de Rodez fait face depuis le déconfinement à un effondrement de sa fréquentation. Une tendance que son directeur, Yann Marie, espère voir s'estomper avec l'arrivée de l'automne...

Photo ©Google Maps

Le CGR de Rodez, comme toutes les salles de France, est dans une mauvaise passe. La situation sanitaire, conjuguée au beau temps et aux consignes variables n’ont pas encouragé les spectateurs à retourner au cinéma après le confinement. Yann Marie, son directeur, explique avoir du mal à remplir ne serait-ce que la moitié de ses salles. Et les règles sanitaires qui changent du jour au lendemain n’ont selon lui pas aidé : un jour le masque uniquement debout hors de la salle, puis obligatoire aussi en salle… sauf quand on mange son pop-corn.

« Là, je vois à deux semaines : on est toujours dans un climat anxiogène et on n’arrive qu’à se projeter à court terme »

Comme la plupart des commerces, difficile pour lui de se projeter à long terme : est-ce que les spectateurs reviendront avec l’arrivée de l’automne et du mauvais temps ? « J’attends la Toussaint pour savoir » affirme-t-il.

Effondrement de la fréquentation

Avec un mois de juin qui a enregistré une baisse de fréquentation de l’ordre de 95%, puis une fin d’été à 50%, -notamment grâce à la sortie de Tennet de Christopher Nolan qui a permis de limiter la catastrophe-, le CGR de Rodez reste dans la moyenne de tous les CGR de France.

« Il y a eu un soubresaut avec Tennet »

Et les directeurs de salle ne misent pas sur le mois de septembre pour remonter la pente :  « Septembre est un mois habituellement calme » explique Yann Marie, « ce n’est pas un mois avec de l’engouement pour les salles de ciné : c’est la rentrée, on rebudgétise le porte-monnaie, on essaye de reprendre un rythme normal… ». Et les sorties, discrètes elles-aussi, n’aident pas, contrairement au début du mois où « il y en avait pour tous les publics ».

Igor Sakiroff et Yann Marie, les deux créateurs et animateurs des Plans Cultes du CGR de Rodez. ©ADN12

Moins de séances journalières

Conséquence directe : la réduction du nombre de séances afin de faire des économies. Dorénavant, le cinéma n’ouvre plus avant 17h30 les mardi, jeudi et vendredi. Seul le dimanche a gardé sa séance de 11h et le vendredi et samedi, celle de 22h.

Un constat difficile pour Yann Marie : « notre philosophie était d’être ouvert tout le temps » regrette-t-il avant d’ajouter : « la situation est douloureuse ». Heureusement, pour remettre du baume au cœur des cinéphiles, les fameuses soirées Plans Cultes sont de retour pour voir ou revoir des classiques du cinéma de toutes les époques.

A l’affiche cette semaine au CGR

Africa Mia, un documentaire de Richard Minier et Edouard Salier
Antoinette dans les Cévennes, une comédie de Caroline Vignal
Honeyland, un documentaire de Tamara Kotevska et Ljubomir Stefanov
J’irai mourir dans les Carpates, une comédie thriller de Antoine De Maximy
Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait, un drame d’Emmanuel Mouret
Antebellum, un film d’horreur de Gerard Bush et Christopher Renz
La daronne, une comédie noire de Jean-Paul Salomé