Le service civique pour « aider à s’orienter »

Plutôt méconnu, le service civique permet aux jeunes de 16 à 25 ans sans condition de diplôme de mettre le pied dans le monde du travail en s'engageant dans une association, une collectivité, un établissements public... Zoom sur cette possibilité trop souvent oubliée des jeunes et des employeurs.

Clara termine son service civique à la Protection civile. ©ADN12

Né en 2010, le service civique a pour but de permettre à des jeunes de 16 à 25 ans (élargi à 30 ans aux jeunes en situation de handicap) d’accomplir une mission d’intérêt général dans un des neuf domaines d’intervention reconnus prioritaires pour le pays (culture et loisirs, développement international et action humanitaire, éducation pour tous, santé, solidarité et sport…)

Clara, 19 ans, service civique à la Protection civile

Clara est un parfait exemple de service civique réussi. Née à Decazeville et après des études dans le Cantal, Clara est venue faire sa prépa infirmière au GRETA de Rodez. Elle avait déjà choisi la Protection civile pour son stage de fin d’étude, ce qui l’a immédiatement poussé à s’inscrire comme bénévole. La structure cherchait ensuite un service civique du 1er février au 31 août, ce fut comme une évidence. « Ce qui m’a motivé, c’est de secourir et de pouvoir aider » explique Clara qui voit dans ce service civique une continuation de sa vocation d’infirmière. « C’était un vrai plaisir d’aider les personnes, de voir du monde, de bouger, de voir des choses différentes… et j’ai été super bien accueillie ! » explique la jeune femme.

« Ça regroupe tout : la formation, le secours et l’aide à la population »

Administratif, secourisme et formation

Parmi ses missions, on trouve des tâches administratives pas très glamour comme des plannings internes, mais surtout des déplacement sur site qui lui ont permis de profiter des formations proposées par la Protection civile. « J’ai été formée aux trois postes : formateur-secouriste (niveau PSC1), secouriste (niveau PSC2) et équipier-secouriste (niveau PSE2) »  explique Clara qui a trouvé dans ces tâches un bon moyen d’approfondir ses connaissances.

« Avant d’en faire un, je n’avais aucune idée que le service civique existait ! » ©ADN12

Et si les tâches administratives l’ont moins fait rêver, c’est surtout la prise de parole devant un public au moment de seconder les formateurs qui lui a beaucoup appris sur elle-même. « J’ai une personnalité très réservée, j’avais peur de me tromper en passant devant des gens… » raconte la jeune fille. Âgée de 19 ans, elle a aussi mis à profit ses connaissances des réseaux sociaux pour créer la page Instagram de la Protection Civile de l’Aveyron et entretenir le site internet, la page Facebook et la newsletter envoyée aux adhérents.

Tout juste embauchée à l’EHPAD Bon Accueil à Rodez, Clara va changer d’uniforme mais compte bien rester bénévole pour continuer son travail auprès des populations.

« Dans ce service civique j’ai aimé l’esprit d’équipe, l’entente, la convivialité. Je n’en retire que du positif : j’ai pris confiance en moi, je ne regrette en aucun cas et surtout, je conseille ! »

Clara

Quand on lui demande ce qu’elle dirait à un jeune intéressé par le service civique, elle n’hésite qu’à peine : « je dirais qu’il faut trouver un truc qui nous plait et qu’il faut essayer. Ça aide vraiment à s’orienter. Je dirais, fonce ! »

Bon à savoir

Les conditions du service civique sont les suivantes :

  • accessible sans condition de diplôme ;
  • indemnisé (470,14 euros par mois) ;
  • s’effectue en France ou à l’étranger ;
  • au moins 24h hebdomadaires ;

Si l’indemnisation pourrait donner envie à certains employeurs peu scrupuleux, le service civique ne doit en aucun cas être un remplacement de poste. Ce contrat existe avant tout pour proposer aux volontaires « un nouveau cadre d’engagement, dans lequel ils pourront mûrir, gagner en confiance en eux, en compétences, et prendre le temps de réfléchir à leur propre avenir » indique le site institutionnel.

Car si les compétences professionnelles sont bien sûr appréciées, il ne s’agit pas d’un stage de fin d’étude mais bien d’une préparation à la vie professionnelle et « une étape de vie d’éducation citoyenne par l’action, et se doit d’être accessible à tous les jeunes, quelles qu’aient été leur formation ou leurs difficultés antérieures » rappelle ce même site qui répertorie les annonces des organismes et les profils des volontaires.