Onet. Le tournoi amical de foot organisé par Vincent Labourdenne est annulé

Vincent Labourdenne, patron de l'enseigne Le Technicien des Sports collectifs à Onet le Château, a dû se résoudre à annuler son tournoi de foot amical. Il en profite pour revenir sur les difficultés rencontrées dans ses activités d'équipementier sportif.

Vous organisez ce tournoi amical depuis 3 ans maintenant. Il n’y aura donc pas d’édition 2020 ?

Non. Elle aurait dû avoir lieu ce samedi 8 août, à Onet-le-Château. Mais en raison du Covid, la mairie n’a pas souhaité que l’on utilise le stade et les vestiaires. Habituellement, à la fin du tournoi, on se retrouvait tous autour de la buvette, et le club d’Onet proposait des grillades. Là, avec les gestes barrières à respecter, ça aurait pu être compliqué. Pas la peine de prendre des risques…

Un mot justement sur ce tournoi, qu’on espère retrouver l’année prochaine ?

C’est un tournoi amical avec un peu de préparation d’avant-saison pour les clubs avec lesquels on travaille, de Régional 1 à Régional 3. La première édition avait eu lieu à Naucelle et la seconde à Saint-Georges de Luzençon. Il y a dix clubs invités pour participer à des matchs. Les clubs aiment bien, car ça tombe 15 jours avant la reprise de la saison, que ce soit en coupe ou en championnat. C’est un moment de convivialité autour du foot amateur. Il n’y a pas de classement, mais une petite dotation pour l’équipe. Et cette année, il devait y avoir une petite nouveauté avec la présence de deux clubs du Tarn. 

« Un vrai manque à gagner pour les équipementiers »

Vous êtes équipementier sportif. L’arrêt brutal de la saison, ainsi que l’incertitude sur la suivante, ont-ils un impact sur votre activité ?

Oui, côté business, on a eu deux mois à zéro… On a repris, mais il nous manque une bonne partie de notre chiffre, entre 20 et 30 %… Et ça pour deux raisons. La première, c’est que la saison s’est arrêtée, et il y a des choses qui ne se sont pas faites (coupes, tournois, amical, etc.), et on travaille aussi avec des associations et des comités des fêtes qui ont, pour beaucoup, annulé toutes leurs manifestations de l’été. Et tout ça, ce n’est pas reprogrammé à la rentrée. Donc, il y a un vrai manque à gagner localement. La deuxième, c’est l’incertitude qu’ont les clubs par rapport à leurs budgets de la saison prochaine. S’ils perdent des sponsors, ils devront peut-être faire des choix concernant leurs équipements. Et puis, il y a aussi un gros point d’interrogation sur la reprise des différents championnats, notamment quand on voit le nombre de clubs de Ligue 1 qui ont des joueurs testés positifs…

Avez-vous réussi à compenser un peu, par d’autres activités ?

Non, on n’a pas compensé la perte. C’est difficile. Après, mon équipe est derrière moi. On a fait du chômage partiel, on s’est serré les coudes. Localement, on espère que les instances et les collectivités penseront à nous, au local, dans les mois à venir. Un de nos gros pourcentages, c’est les quilles et la pétanque… Mais aussi les fêtes de village. Donc, là, on a beaucoup perdu. Dans nos activités, on fait aussi du marquage pour les entreprises, ce qu’on a fait lors du déconfinement. Ça a un peu comblé, mais pas totalement.