Attaque à main armée du tabac-presse de Saint-Affrique : le profil de l’auteur

@ADN12

Arrêté jeudi 30 juillet après deux jours de cavale, l’auteur de l’attaque au couteau du tabac-presse de Saint-Affrique a été présenté au tribunal correctionnel de Rodez ce mardi 4 août pour « tentative de vol aggravé ». Son avocate, Maître Salimata Diagne, a demandé un délai pour préparer sa défense.

« Une situation financière difficile »

Placé en détention à Druelle depuis son arrestation, l’homme de 33 ans qui se présente ce mardi à la barre du tribunal de Rodez s’exprime posément. Domicilié à Vierzon dans le Cher pour des raisons pratiques, il explique travailler depuis deux ans pour une société dans le département de l’Indre. Un emploi qui l’amène à se déplacer partout en France pour des services de remplacement. Séparé et père d’un enfant, l’accusé affirme que son salaire mensuel de 2 300 euros ne lui permet plus de vivre, malgré les efforts consentis…

Lors de son arrestation, il travaillait justement à Albi, où il dormait dans son véhicule, expliquant ne pas avoir « les moyens de payer un hôtel ».

« J’ai toujours tout fait pour m’en sortir, quitte à dormir dans la rue. Je voulais aussi montrer à mon fils que l’on peut s’en sortir… Mais parfois les circonstances font que ce n’est plus possible… Et à ce moment-là, je n’avais personne pour m’aider… »

(L’auteur présumé de l’attaque)

Évoquant une « situation financière compliquée », son avocate, Maître Salimata Diagne, a donc demandé au tribunal un délai pour préparer sa défense, estimant avoir besoin de temps pour réunir les preuves de sa précarité, qui doivent selon elle permettre de « saisir le contexte dans lequel l’infraction a été commise ».

Récidiviste

L’homme sera donc jugé le 7 septembre prochain. D’ici là, il restera incarcéré à la maison d’arrêt de Druelle, comme l’avait réclamé le Ministère Public : « je demande le maintien en détention de l’accusé, dont le casier judiciaire comporte déjà sept condamnations, dont une qui le place en état de récidive légale pour vol aggravé… C’est un homme qui a tout pour se réinsérer, professionnellement et familialement, mais qui continue dans la délinquance. ». 

Les victimes, le buraliste -qui s’est vu menacé d’un couteau sous la gorge- et sa compagne, n’étaient pas présents pour ce procès, expliquant dans un courrier ne pas pourvoir fermer leur commerce. Le fond de l’affaire sera donc abordé le 7 septembre prochain, mais le parquet a d’ores et déjà évoqué « les répercussions dramatiques de cette attaque sur les victimes ».