Football. Un nouvel élan pour les U17 du RAF

C'est ce lundi 3 août, que les U17 Nationaux du Rodez Aveyron Football retrouvent le chemin de l'entraînement. Avec du changement, puisque c'est désormais Franck Plenecassagne qui va les coacher. Un retour aux sources pour celui qui a le métier d'éducateur dans le sang. Interview.

Cette saison, Rodez va évoluer dans la poule E, et découvrir de nouveaux adversaires. Que pensez-vous de cette poule ?

C’est une poule classique du niveau U17 Nationaux. Il y a six clubs pro, ce qui est la moyenne sur chaque poule et sur ces dernières années. L’avantage, c’est que l’on est bien centré par rapport à nos adversaires. Ça va limiter les déplacements. Etant donné les contraintes des jeunes, qui sont quand même sur une année de lycée importante, c’est bien. 

« Moi, je reviens à mon dada, à mon ADN, la formation. Ce que j’ai fait pendant 20 ans, quand j’ai commencé à faire éducateur »

Ce fut une saison particulière, puisqu’il y a eu la pandémie, et l’arrêt de toutes les compétitions. Quid des détections habituellement organisées pour les U17 ?

En termes de politique du club, pour le recrutement, il se fait surtout en 16 ans. Donc là, on voulait juste renforcer un peu le groupe. Il n’y a que quatre éléments qui sont venus compléter le recrutement. Et surtout, on s’y était penché bien avant. On ne savait pas qu’il y aurait le Covid, mais on avait déjà organisé des détections en février. On avait pas mal visité les pôles, comme à Castelmourou. Et puis avec l’ensemble des éducateurs, on avait aussi observé beaucoup de matchs sur ces catégories, sur la région Occitanie. On aurait peut-être été un peu plus loin si on avait pu faire des détections pendant les vacances de Pâques, mais le recrutement avait été bouclé par l’équipe technique, pratiquement avant le Covid.

« On est vigilant sur la distanciation, sur la non-utilisation des vestiaires, sur le port du masque, etc »

Covid oblige, la reprise de l’entraînement ce lundi, va-t-elle être particulière pour les jeunes ?

On est vigilant. Ce sont les consignes du club, et pour toutes les équipes. On est vigilant sur la distanciation, sur la non-utilisation des vestiaires, sur le port du masque, etc. On n’est pas contraint sur l’aspect technique, sur les séances d’entraînements… c‘est le principal. Sur le reste, l’ensemble du club fait très attention pour la santé des joueurs. 

Le leitmotiv du club a toujours été de privilégier la formation pour renforcer les équipes seniors, avec des jeunes formés au club. Les U17 Nationaux sont en plein dedans ?

Depuis quelques années, la Fédération mène une politique générationnelle, avec des équipes par année d’âge. On propose ainsi, à toutes les catégories d’âge, un championnat qui est intéressant pour continuer à progresser, à évoluer. On mène en parallèle des entraînements pour que les gamins soient dans les meilleures conditions possibles. On est en plein cœur du travail de formation. Et bien évidemment, l’objectif du club est de maintenir notre équipe fanion en Ligue 2, en se servant notamment de la formation. 

Y-a-t-il un objectif pour cette saison, pour les U17 Nationaux ?

Non. Nous, surtout, l’objectif, c’est que les gamins progressent, qu’ils franchissent des paliers, qu’ils se rapprochent le plus possible du haut niveau. Moi, je reviens à mon dada, à mon ADN : la formation. Ce que j’ai fait pendant 20 ans, quand j’ai commencé à faire éducateur. Il ne faut pas se tromper d’objectif. On n’est pas là pour faire une place au classement, on est surtout là pour faire progresser les gamins. Pour leur apprendre à jouer ensemble, pour leur apprendre à jouer avec les autres, pour les autres. Dans le cadre du projet du club, c’est la priorité.