Aveyron. Le département soutient UNICOR pour reprendre les abattoirs aveyronnais d’Arcadie

Ce lundi 20 juillet au matin, une motion de soutien à la coopérative UNICOR pour la reprise d'Arcadie a été votée à l'unanimité lors du Conseil départemental.

Le Conseil départemental s'est réuni ce lundi 20 juillet pour voter une décision modificative du Budget 2020. ©ADN12

Officiellement en redressement judiciaire depuis le 30 juin dernier, le groupe Arcadie Sud-Ouest qui compte plus de 14 structures dans le Gers, le Lot ou encore la Dordogne et emploie un millier de salariés (dont environ 300 en Aveyron) attend un éventuel repreneur. Si la coopérative UNICOR est officiellement le seul acteur à s’être positionné pour reprendre le site de Rodez (Sainte-Radegonde, spécialisé dans l’abattage, la découpe et la distribution de viande), le groupe Bigard a également été évoqué.

Le Département derrière UNICOR

Devant « les graves menaces qui pèsent sur l’avenir d’Arcadie Sud-Ouest », les élus du groupe majoritaire du Conseil départemental ont proposé une motion, principalement à destination du Tribunal de Commerce de Montpellier, soutenant la reprise par UNICOR des sites de Rodez.

« Le Conseil départemental soutien pleinement la reprise d’Arcadie Sud-Ouest par un groupe historiquement implanté en Aveyron. Un groupe qui promeut les signes officiels de qualité et les productions agricoles vertueuses »

Motion de soutien proposée au Conseil départemental

Bertrand Cavalerie, élu d’opposition au Conseil départemental. ©ADN12

Une « confusion des genres » ?

S’il se prononce aussi pour la reprise des abattoirs par la coopérative, de son côté le groupe socialiste du Conseil, en la personne de Bertrand Cavalerie, a alerté sur « le très mauvais signal » envoyé par cette motion qui, pour lui, mélange le domaine privé et le domaine public. S’interrogeant sur la légalité de la prise de position du Conseil départemental en citant un acteur, ce dernier estime « scandaleux » de « citer un repreneur sans connaître les autres ». Une remarque rejetée par le Président, Jean-François Galliard, estimant que le Conseil « a le droit de prononcer un avis ».

Quid du site de Sainte-Geneviève-sur-Argence ?

De son côté, la communauté de commune d’Argences en Aubrac réfléchit à la perspective d’un investissement immobilier sur le site de Sainte-Geneviève-sur-Argence au cas où un opérateur privé serait intéressé pour reprendre l’usine. Une manière d’encourager d’éventuels repreneurs pour ce site qui compte 80 salariés.

Les repreneurs intéressés qui avaient jusqu’au 20 juillet pour se prononcer disposent d’un délai supplémentaire : ils ont maintenant jusqu’au 5 août pour se faire connaître.