Stéphane Mazars, la course à pied dans la peau

Le sport, le député Stéphane Mazars l'a dans la peau. Malgré une activité politique trépidante entre Paris, Rodez et Marcillac, le député de la 1e circonscription de l'Aveyron reste un runner dans l’âme. Fidèle à ses bonnes vieilles habitudes, il n’a pas laissé tomber sa passion.

Toujours le sourire pendant la course ! © Stéphane Mazars

Aussi prenant que puissent être ses mandats de député et de conseiller départemental de l’Aveyron, Stéphane Mazars a trouvé, avec la course à pied, un précieux atout qui lui permet d’être « au top physiquement et intellectuellement ». C’est l’histoire d’un homme politique, mais aussi d’un coureur chevronné.

Stéphane Mazars à l’Ekiden de Rodez. Photo © Stéphane Mazars

« Concilier mes études, mon activité professionnelle et ma pratique sportive »

Dès le plus jeune âge, celui qui sera le député Mazars s’était engagé dans l’équipe de football de Laguiole Huparlac, puis de St Julien de Rodelle. « J’étais mordu et je me donnais à fond tous les matchs » confie-t-il. « Mes études et ma vie professionnelle m’en ont éloigné. Avec la course à pied, j’ai trouvé le sport qui me permettait de concilier mes études, mon activité professionnelle et ma pratique sportive ».

Il ajoute : « l’avantage, c’est que dès qu’on a un peu de temps libre, on peut chausser ses baskets et partir crapahuter, que l’on soit dans la Vallon sur le tracé de Terra Trail ou à Paris ». Il avoue volontiers s’adonner à sa passion en déplacement, et à plusieurs : « tous les matins à 7h je fais mon footing avec d’autres parlementaires sur les quais de la Seine ou aux Tuileries ». Il s’est aussi engagé avec l’équipe de football de l’Assemblée Nationale dans laquelle il joue ponctuellement.

Des projets plein la tête

Se déclarant aussi bien routard que traileur, Stéphane Mazars compte de nombreux podiums à son actif et des performances de premier plan sur marathon. Il a déjà fait 1h27 à Marvejols-Mende, 2h50 au Marathon de Londres… Avec plus d’une dizaine de marathons au compteur, Stéphane Mazars est un coureur expérimenté.

Traileur mais aussi routard, un coureur polyvalent. Photo © Stéphane Mazars
Stéphane Mazars au marathon de Lisbonne en 2h58. Photo © Stéphane Mazars

A 51 ans, il s’entraîne régulièrement, entre quatre à cinq fois par semaine au feeling, en fonction de ses objectifs. Comme tout coureur, il a des projets plein la tête : « je souhaiterais vraiment essayer de faire, sur le moyen-long terme, les 100 km de Millau : c’est une course mythique qui va bientôt fêter ses 50 ans ». Pour l’année prochaine, il veut s’engager sur la ligne de départ du Marathon de Paris. « La Diagonale des Fous est aussi une course qui me fait rêver » rajoute-t-il. « Je me dis, pourquoi pas dans l’avenir ? ».

« Dans la course à pied la douleur, est inévitable, la souffrance est optionnelle »

Conquis par la course à pied

Un député mais aussi un très bon coureur aveyronnais © Stéphane Mazars

Pour Stéphane Mazars, pratiquer la course à pied « c’est être bien dans sa tête, bien dans sa peau et partager des moments d’exception avec les amis ». C’est un homme conquis par une discipline qu’il dit « populaire par excellence ». Il remarque que « sur la ligne de départ, on trouve des coureurs confirmés ou des novices. Je me rappelle avoir eu à mes côtés le champion du monde américain de marathon lors d’un Marvejols-Mende, Marc Plaatjes. C’est un super souvenir pour moi ! ».

« C’est un moyen de me recentrer sur moi-même et de planifier toute ma journée dans la tête. Après une séance, je reviens zen, prêt et dispo pour être efficace dans mon travail »

Et évidemment, les références à l’Aveyron ne sont jamais bien loin : « courir, c’est une seconde nature pour un Aveyronnais. Notre département a plus de 90 courses hors-stades dont certaines qui sont devenues mythiques ».

Bref la course à pied pour Stéphane Mazars, c’est une véritable potion magique qui lui permet d’aborder toutes ses échéances avec énergie et sérénité. L’avantage, c’est qu’il pourra toujours s’en procurer, pas besoin de druide…