Rugby. La Ruthénoise Sarah Stoian en route pour le haut niveau !

A 15 ans, Sarah Stoian quitte sa famille pour rejoindre le Pôle Espoir rugby de Castres. @ADN12

Ne vous fiez pas à sa taille, -1m77-, Sarah n’a que 15 ans, elle est peut-être un peu timide mais en matière de rugby, elle assure ! Après seulement trois années de pratique au club de Rodez, la jeune fille intégrera le Pôle Espoirs du Castres Olympique à la rentrée…

« Le rugby a été un coup de cœur pour moi »

Une rapide éclosion

Chez la jeune Sarah Stoian, le rugby est une affaire de famille : à 43 ans, son père Paul vient seulement de raccrocher les crampons, et son frère jumeau Alexandre y est accroc depuis l’âge de 4 ans… Pourtant, Sarah a attendu l’âge de 12 ans avant de s’y essayer, poussée par son entourage : « je n’osais pas y aller car j’avais un peu peur mais lorsque j’ai essayé, ça a été tout de suite un coup de cœur. La passion est née super vite ! ».

« Ce qui m’a tout de suite plu, c’est le contact : les plaquages, l’agressivité… Je ne sais pas pourquoi parce que ça ne va pas du tout avec ma personnalité ! »

(Sarah Stoian)

Après seulement 5 mois de rugby, Sarah est appelée en sélection d’Aveyron. @ADN12

Elle commence par jouer deux saisons avec les garçons de son âge, au club de Rodez, dans la même équipe que son frère : « nous n’étions que deux filles, avec mon amie Lalie… au début les autres n’avaient pas trop confiance en nous, mais au fil du temps, nous sommes devenues importantes dans l’équipe, l’intégration s’est faite progressivement » se souvient celle qui jouera avec les filles l’année suivante, dans l’équipe cadettes (Sarah, alors minime, est surclassée d’une année).

« Je ne m’y attendais pas du tout, ça a été une vraie surprise »

Après seulement cinq mois d’expérience en club, Sarah est détectée et sélectionnée pour jouer en équipe d’Aveyron, puis en Midi-Pyrénées. Là encore tout va très vite… La jeune joueuse participe chaque mois à des tests organisés par la FFR pour alimenter ses Pôles Espoirs de Toulouse et Castres. « L’été dernier, à la fin du mois d’août, j’ai été appelée par l’Académie (Académie-Pôle Espoirs de Castres, ndlr) : j’étais sélectionnée ! Ça va faire un gros changement pour moi, je sais que je vais devoir m’accrocher mais j’ai hâte de commencer cette nouvelle aventure ! » sourit la jeune fille, qui fera donc sa prochaine rentrée en internat en classe de seconde au lycée castrais de La Bonde Basse.

Déterminée et lucide

Musculation, renforcement, cardio, rugby tous les jours… la jeune Ruthénoise le sait : ce type de structure est exigeante et lui demandera de jongler entre sport et études, dans un cadre totalement nouveau pour elle. « Les équipes encadrantes font tout pour nous rassurer et nous encourager. Je vais faire des rencontres et je suis sûre que tout va bien se passer. Mon objectif est de profiter à fond de ma passion tout en poursuivant mes études. »

« Je sais que c’est un milieu difficile et je ne veux pas me fixer d’objectif à trop long terme mais une chose est sûre : je ferai tout pour y rester, tout pour progresser et aller le plus loin possible »

(Sarah Stoian)

Une détermination et une maturité qui devraient lui permettre de profiter de ce nouveau challenge au sein du Pôle Espoirs, mais aussi au sein de son nouveau club du Castres Olympique, où elle évoluera en championnat Elite Cadettes, certainement au poste de 2ème ou 3ème ligne.

A l’entrainement avec le groupe seniors du Rodez Rugby, Sarah dépasse déjà ses aînées d’une large tête… @ADN12

Mais comme toute jeune sportive de 15 ans, Sarah rêve aussi de plus grand : « portez le maillot de l’équipe de France ? Oui j’en rêve forcément mais si j’y arrive un jour, j’ai bien conscience que ce sera un très, très grand plaisir ! ».

En attendant, Sarah a débuté un programme de préparation physique depuis plusieurs mois et se prépare à passer une batteries d’examens dès la fin août avant d’intégrer définitivement l’Académie pour au moins trois ans si tout se passe bien.

Elle reviendra à Rodez chaque weekend, du samedi soir (« après les matchs ») au dimanche soir. Un temps nécessaire auprès de sa famille et de son club de cœur… « Je suis très proche de ma famille donc ça va être un peu difficile mais je sais qu’ils sont super contents et fiers de moi, ils m’encouragent tous les jours… Pareil au Rodez Rugby : que ce soient Jojo (Jonathan Châtelain, manager des équipes féminines, ndlr), les entraîneurs des cadettes ou les joueuses : ils ont toujours été là pour moi, à m’encourager…  ».