Rodez. Condamnés pour vente illégale de fruits et légumes à Ramadier

Photo ©ADN12

Deux hommes, de 41 ans et 36 ans, comparaissaient ce mardi 7 juillet devant le tribunal correctionnel de Rodez pour « vente à la sauvette ». Ces deux marocains installés en Espagne avaient été repérés le 5 juin dernier par les policiers ruthénois alors qu’ils vendaient illégalement des fruits et légumes sur le boulevard Ramadier et qu’une file d’attente de clients se formait devant leur camionnette…

« Ce travail ne me rapporte pas assez pour entreprendre des démarches administratives»

200 à 300 € de bénéfices

A la barre, les deux prévenus sont assistés d’un interprète espagnol. Le plus âgé explique faire le voyage depuis Barcelone et venir écouler ses fruits et légumes à Rodez « une fois tous les 15 jours, pendant deux à trois heures, depuis environ deux ans » et que ce commerce lui rapporte 200 à 300 euros de bénéfices par voyage. Pas assez selon lui pour entreprendre les démarches administratives et demander les autorisations pour pouvoir vendre sur l’espace public.

L’homme est pourtant bien conscient d’être dans l’illégalité puisque déjà condamné en 2016 par le tribunal du Puy-en-Velay pour les mêmes faits, après un premier rappel à la loi du tribunal de Nîmes en 2015… « Ce qui correspond à au moins quatre années de vente à la sauvette » fait remarquer la présidente du tribunal.

Pour ces faits, les deux hommes encourent jusqu’à 1 an de prison et 15 000 euros d’amende. Le premier sera finalement condamné à 3 mois de prison avec sursis et 1 000 euros d’amende; le second, -qui nie toute implication et explique s’être trouvé là « pour visiter Rodez »-, écope de 500 euros d’amende avec sursis.

Des peines conformes aux réquisitions du Procureur de la République, Cherif Chabbi, qui ne croit pas à la version des deux comparses : « on nous prend pour des idiots. Pourquoi venaient-ils spécialement à Rodez ? Je ne suis pas convaincu qu’ils se fournissaient à Barcelone, mais je penche plutôt pour la plateforme de Perpignan… » a-t-il laissé entendre, sans en avoir la preuve formelle…