Football. « La saison passée doit être une leçon pour nous » (Mathieu Rufié, coach des Rafettes)

Si la reprise des féminines du RAF n'aura lieu que le 20 juillet, le coach a fait un point ce mercredi, pour évoquer la prochaine saison en D2, et le mercato. Interview.

Pour la prochaine saison, vous annoncez 10 départs. Et pour l’instant, l’arrivée de 5 recrues. Une volonté de resserrer le groupe ? 

Au niveau quantité, on sera moins que l’an dernier, mais c’est un parti-pris d’avoir une ossature très solide. Avec les cadres qui ont décidé de rester. On a 10 joueuses qui ont fait le choix de rester. Elles démontrent par ce choix leur attachement au club, et leur envie de continuer avec nous. Peu importe le nombre, je suis content de pouvoir m’appuyer sur les personnes à qui le projet tient à cœur, et avec qui on pourra bâtir. En espérant que les nouvelles entrent vite dans le moule et dans l’identité du club. Le défi est là : on va avoir jusqu’à début septembre pour intégrer tout le monde, et créer une ossature solide en termes de mental et d’état d’esprit, pour attaquer cette nouvelle saison. 

« Un noyau qui devra tirer le groupe vers le haut »

Des recrues, dont la moyenne d’âge est de 21 ans. Sans compter la montée de deux joueuses U19 et l’intégration de deux U18 aux entraînements. Un choix ? 

Sur les cinq premières arrivées, ce sont de jeunes joueuses qui sont pour la plupart revanchardes, qui ont envie de prouver. Même si certaines ont déjà joué à haut niveau. Ce sont des filles qui peuvent totalement coller à l’identité du club. Dans cette dimension de combativité, de valeurs. Et je pense que c’est important. 

Après une descente, et une saison compliquée l’an dernier, ce renouvellement n’était-il pas nécessaire pour amener un nouveau souffle ? 

Je l’espère. Il y a des filles qui sont là depuis longtemps, qui sont attachées au club. Je pense que le choix qu’elles font est fort : elles se mettent en avant et prennent leurs responsabilités tout simplement. Il y a un noyau qui devra tirer le groupe vers le haut. Moi, ma responsabilité, c’est que tout le monde trouve sa place dans le groupe, et de m’appuyer sur ces personnes qui vont avoir envie d’être performantes. 

« Avant les objectifs de résultat, il faut se poser des objectifs d’attitude et d’identité »

L’an dernier, vous avez longtemps espéré remonter en D1… Existe-t-il une forme de pression pour cette deuxième saison en D2 ?

La pression que l’on a, c’est d’être fidèle à ce qui se fait ici au club de Rodez. Parfois, on s’en est éloigné l’an dernier. Avant les objectifs de résultat, il faut se poser des objectifs d’attitude et d’identité. L’an dernier, on a fait que parler du résultat. Ça doit nous servir de leçon. Les autres travaillent aussi et sont aussi ambitieux que nous. Maintenant, on est au courant, on sait à quoi s’attendre. Je pense qu’il faut que l’on ait compris ça, sinon, ça pourra recommencer. Parce que je pense qu’on avait un groupe pour le faire. Et tout le monde n’a pas nécessairement tiré dans le même sens, à tous les instants. Ça, c’est vraiment le prérequis pour que la saison soit belle. 

Quand reprenez-vous le chemin de l’entraînement ?

La reprise est prévue le 20 juillet. On va reprendre ça tranquillement. Car même si les filles avaient des programmes individuels et qu’elles en ont toujours à l’heure actuelle, personne n’a l’expérience d’un arrêt aussi long. Ça va être très progressif, en tenant compte évidemment des contraintes qu’il y aura encore à cette date-là. 

MERCATO

Elles restent :

Bogi, Guellati, Arpin, Garcia, Saunier, Saltel, Cauderlier, Grocq, Cance, Pau. Libourel et Martin (U19) montent en D2. Cubaynes et Bousquet (U18) s’entraîneront avec le groupe.

Elles partent ou elles arrêtent :

Mbala, Davy, Morin, Chareyron, Austry, Banuta, Bornes, Bueno, Noiran, Carcenac

Les recrues :

Axelle Touzeau (milieu de terrain, prêt de Bordeaux, 19 ans), Alex Lamontagne (attaquante, Canada, 23 ans), Aimy Diop (attaquante, Toulouse, 22 ans), Laura Riquelme (défenseuse, Toulouse, 19 ans), Clémentine Canon (défenseuse, Soyaux, 21 ans).