Firmi. Rassemblement de protestation des facteurs mercredi après-midi

Ce mercredi 1er juillet à 17h30, le syndicat Fapt CGT appelle au rassemblement « pour la défense du service public postal, de l'emploi des postiers » devant le centre de la Poste, dans la zone du Ruau à proximité de Firmi.

Les facteurs d'Aubin ont fait valoir leur droit de retrait. Photo : DR

La grogne des facteurs ne retombe pas. Après un premier mouvement entamé à la suite des annonces faites le 11 mai dernier par la direction de La Poste pour un changement de rythme de travail, certains facteurs des communes d’Aubin, Capdenac, Laissac et Séverac remettent le couvert ce mercredi 1er juillet avec un rassemblement prévu à Firmi.

« On n’a jamais autant cassé le service public au prétexte d’un virus »

Pour le syndicat Fapt CGT, ce changement d’organisation, qui demande aux agents de travailler 35 minutes de plus par jour et d’arrêter de distribuer le courrier le samedi pour se concentrer sur les colis et recommandés, a entraîné « une baisse historique des services rendus aux usagers (distribution quotidienne plus tardive, courrier ne partant plus du vendredi après-midi jusqu’au lundi, pas de distribution du courrier le samedi hormis la presse et quelques colis….) ».

Laurence Cahors, secrétaire de l’Union Départementale Fapt CGT. ©ADN12

Reprochant un « manque de concertation au niveau local » pour mettre en place cette organisation décidée au niveau national, le syndicat reproche à cette nouvelle organisation d’aller « à l’encontre des accords locaux 35h », de « mettre en danger 40 emplois sur le département » et de « n’avoir pas pris en compte les préconisations de santé des agents ». « Sur certaines postes, la majorité des agents a plus de 50 ans » explique Laurence Cahors, secrétaire de l’union départementale Fapt CGT. « A Anglars, c’est 30% du personnel qui a un poste adapté » insiste-t-elle, rappelant que pour ces agents d’un certain âge « rentrés à la Poste dans une optique de service public », l’adaptation est compliquée.

« Je suis inquiète sur les dégâts psychologiques que cette organisation peut avoir pour certains agents, surtout lorsqu’il n’y a pas de dialogue pour arranger les choses »

Des facteurs à quatre jours travaillés

C’est sur ces bases que le tribunal de Rodez a condamné le 5 juin dernier la direction de la Poste à convoquer un nouveau CHSCT pour repenser localement cette nouvelle organisation, en prenant en compte les spécificités des agents. En attendant, depuis cette date, toute l’organisation locale de distribution du courrier est repassée à quatre jours de distribution par semaine au lieu de six.

« Nous, on demandait de retravailler à six jours, mais dans le respect du cadre des 35h »

La nouvelle organisation ne permet pas de distribuer le courrier le samedi. ©ADN12

Des pressions sur les agents ?

La manifestation de ce mercredi  a aussi pour but de dénoncer « les pressions » que la Direction aurait exercées sur certains postiers, selon les contestataires : « SMS, appels, lettres recommandées, retraits de salaires, procédures de sanctions » énumère Laurence Cahors, qui explique avoir elle-même été touchée par des menaces de procédures disciplinaires, et alors que l’Inspection du Travail a mis en garde deux fois la direction de la Poste sur les suppressions de salaire (parfois jusqu’à 500€). « On est en train de monter en puissance sur l’acharnement sans dialogue » constate-t-elle, avant de rappeler : « on a fait sept demandes par écrit pour rencontrer la direction de la Poste ».

« Il n’y a plus de dialogue social avec les organisations syndicales depuis le mois de février »

Un préavis de grève illimitée

Alors que les premiers conseils disciplinaires se tiendront ce jeudi 2 juillet, un préavis de grève illimitée sera déposé à cette date là. En attendant, la manifestation du mercredi 1er juillet à 17h30 a pour but « d’expliquer à la population l’objet de notre choc » explique Laurence Cahors : « on ne peut pas accepter ce service qui n’en est pas un ».

« Si on s’en fout du service public, ça peut paraître disproportionné » concède cette dernière qui rappelle que la majorité des agents « aime le métier de facteur ».