[VIDEO L214] Pour José Bové, « il y a une responsabilité de l’abattoir et une défaillance de l’Etat »

José Bové insiste sur "l'exemplarité" du cahier des charges de l'AOP Roquefort. - © Le Progrès Saint-Affricain

José Bové réagit à la vidéo de l’association L214 dénonçant les conditions d’abattage chez Arcadie sud-ouest, à Sainte-Radegonde (dont le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a depuis ordonné la fermeture temporaire), l’engraissement à la SARL Grimal, à Rullac-Saint-Cirq et plus largement toute la filière Roquefort. Pour l’ex-député européen, éleveur de brebis et « lanceur d’alerte » des effets de la mondialisation sur l’alimentation et l’élevage, il faut dissocier la question du bien-être animal de la philosophie végane.

Quel regard portez-vous sur l’attaque de L214 quant à l’abattage des agneaux à l’abattoir Arcadie Sud-Ouest, à Sainte-Radegonde ? 

Ce n’est pas la première fois qu’il y a des pratiques douteuses dans l’entreprise Arcadie. Ce qui m’étonne, c’est que l’Etat n’ait pas mis bon ordre alors que les informations sont connues depuis plusieurs années. C’est en partie lié au fait que depuis des années, les services vétérinaires ont vu leur nombre de salariés amputé de manière incroyable. Il ne faut pas s’étonner que les contrôles ne se fassent pas. Il y a une responsabilité de l’abattoir et une défaillance de l’Etat qui n’a plus les moyens. 

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