Séverac-d’Aveyron. Par vengeance, elles vandalisent une terrasse de PMU

Au Tribunal de Grande Instance de Rodez ce mercredi 3 juin, une femme âgée de 59 ans a été condamnée pour vol, dégradation et refus de se soumettre au prélèvement d'empreintes biologiques et digitales. Elle avait saccagé par quatre fois la terrasse d'un bar PMU en 2018.

Les faits datent du mois de mai 2018 : alors qu’il s’apprêtait à ouvrir, le propriétaire d’un bar PMU à Séverac-d’Aveyron a retrouvé par deux fois la terrasse de son bar saccagée. Tables cassées, chaises disparues, mais aussi branches d’arbre, poubelles renversées et litière pour chat usagée : après deux matins à retrouver sa terrasse dans un bien triste état et après s’être demandé qui pourrait lui en vouloir de la sorte, le propriétaire s’est décidé à faire installer des caméras de surveillance.

Ces dernières ont permis d’identifier deux femmes, connues du propriétaire et des Séveragais, en train de procéder au saccage de la terrasse et au vol de mobilier. L’interrogatoire de la gendarmerie a révélé la déficience mentale de l’une d’elle, ne lui permettant pas d’être poursuivie devant un tribunal. Cette dernière était accompagnée de sa sœur, une Sévéragaise de 59 ans qui partageait son domicile, dans un environnement social très défavorisé.

Un motif flou

Interrogée par les gendarmes, la prévenue a admis les faits. Elle a expliqué que les clients qui fréquentaient cet établissement avaient pour habitude de se moquer d’elle et de sa sœur, et de les injurier. Elle s’en serait donc pris à la terrasse du bar, de nuit, par pure vengeance, en la dégradant et en volant 26 chaises avant de les disséminer un peu partout dans la commune.

Avec un casier judiciaire vierge, la prévenue était connue des habitants comme une « marginale » qui s’occupait des chats du quartier. Ses occupations professionnelles et ses revenus ne sont pas connus. Le propriétaire, de son côté, a affirmé ne pas se rappeler de scènes de moquerie de la part de ses clients à l’encontre de la prévenue.

Ce mercredi, le tribunal de Rodez a suivi les réquisitions du procureur en condamnant la Sévéragaise à 500€ d’amende avec sursis, mais aussi à une amende pour avoir refusé aux gendarmes de prendre ses empreintes digitales et biologiques. Elle a également été condamnée à indemniser la victime (environ 800€) pour le mobilier volé ou dégradé et également pour le préjudice moral subi.