Rodez. Les soignants de Sainte Marie ne veulent pas être oubliés

Comme les soignants de l’hôpital public, ceux de Sainte Marie protestaient déjà contre leurs conditions de travail en début d’année. Après le confinement qui a été vécu durement par les personnels de cet établissement privé à but non lucratif, c’est avec colère que les représentants du syndicat CGT majoritaire ont découvert l’annonce des primes aux soignants des établissements publics.

Un décret qui « néglige et oublie tous les personnels du secteur de la Santé privée à but non lucratif »

Bien qu’en précisant que les primes « ne sont pas pour nous la solution pour résoudre la question du pouvoir d’achat » qui passe par « l’augmentation des rémunérations », le syndicat majoritaire estime que les soignants de cette branche particulière de la santé ont été oubliés.

C’est pourquoi ils ont fait parvenir un communiqué aux députés et sénateur aveyronnais pour leur demander de défendre leur cause et « d’être très insistants dans vos rôles d’élus et auprès du gouvernement, pour rendre justice à ces salariés ».

« […] il nous semble légitime que tout le personnel de l’Établissement Sainte Marie de RODEZ puisse bénéficier d’une prime comme cela va être le cas dans le secteur public hospitalier. En effet, même si nous n’avons pas été une région et un département parmi les plus touchés à ce jour, le personnel a dû faire face à de nouveaux fonctionnements, de nouvelles contraintes, avec des patients pour lesquels le confinement, les restrictions de circulation dans l’établissement même, les mesures barrières, la distanciation physique et le lavage des mains étaient parfois difficile à comprendre et à intégrer.

Le personnel s’est adapté, il a fait preuve de beaucoup de patience, de pédagogie et d’empathie, tout en gérant la surcharge colossale de travail ainsi créée. Il l’a fait tout en gérant ses propres angoisses vis-à-vis de ses proches et de ses collègues. Beaucoup d’entre-eux sont épuisés »

Communiqué Syndicat CGT Ste Marie RODEZ

Prime « grand âge » : futur facteur de disparités ?

Ils dénoncent également la mise en place de la prime « grand âge » de 100€ net attribuée uniquement aux aides-soignants travaillant dans les EHPAD du secteur public et territorial, oubliant, encore une fois, ceux du secteur privé associatif à but non lucratif.

« Avec le déséquilibre créé par cette disparité d’attribution de la prime « grand âge », elles [les EHPAD privées associatives à but non lucratif, NDLR] ne seront plus attractives et rencontreront d’énormes difficultés de recrutement sur certaines professions. C’est pourquoi nous vous demandons d’insister pour attribuer cette prime à tous les salariés des EHPAD quels que soient leurs statuts ainsi qu’aux unités de gérontopsychiatrie »

Communiqué Syndicat CGT Ste Marie RODEZ

Bien que saluant le travail des soignants de la fonction publique, le syndicat estime que tous les soignants ont trop longtemps été oubliés et réclame, plus que des primes, une revalorisation des grilles de salaires et l’augmentation de la valeur du point.

« Les salariés du secteur de la santé privée à but non lucratif doivent être reconnus »