Najac. Le retraité alcoolisé agresse sa victime au couteau

Ce mercredi 27 mai, un retraité de 66 ans a été jugé par le Tribunal de Grande Instance de Rodez coupable de violence aggravée par deux circonstances sur un homme qui avait tenté de s'interposer lors d'une scène de violence conjugale. 

Photo ©ADN12

Les faits datent du 3 septembre 2019. Alors que la victime, un jeune homme, était en train de boire une bière à un café à Najac, il est témoin d’une violente dispute entre un sexuagénaire et sa compagne, à leur domicile. Après des échanges d’insultes, l’homme, visiblement alcoolisé, pousse sa compagne qui tombe à terre. La victime intervient alors et prend à parti le prévenu, qui tourne alors sa violence vers le jeune homme.

Alors que ce dernier s’apprêtait à prendre sa voiture pour partir, le prévenu sort de son domicile et le retient. Après un échange d’insultes et de coups des deux côtés, le prévenu sort un couteau de sa poche et le plante dans le ventre de la victime. Seul le coup de cette dernière pour repousser le sexuagénaire l’a empêché d’asséner un deuxième coup de couteau.

1,79g d’alcool dans le sang

Le jeune homme a pu être secouru grâce à un témoin qui a appelé la police. Il a été hospitalisé avec une blessure a l’abdomen, le coup de couteau ayant touché le foie et les intestins, pour 25 jours d’Incapacité Totale de Travail.

Le prévenu a été retrouvé quelques heures plus tard à Najac, avec un taux d’alcoolémie d’1,79g d’alcool dans le sang. Il a reconnu les faits, mais avoue avoir très peu de souvenirs des événements. « C’était un coup de folie comme ça, un mauvais geste » a-t-il affirmé aux forces de l’ordre, après avoir reconnu sa responsabilité et regretté son geste.

Le procureur, bien que prenant en compte « l’âge avancé » du prévenu, a requis six mois de prison ferme contre ce dernier. Le Tribunal a opté pour une peine de quatre mois ferme, pour violence volontaire avec circonstances aggravantes en l’usage d’une arme et emprise d’un état alcoolique. Le prévenu n’étant pas présent à l’audience malgré l’injonction à comparaître, le Tribunal n’a pas pu mettre en place un aménagement de peine.