Aveyron. 2 mois de prison ferme pour le voleur de l’EHPAD

Un homme et sa complice ont été reconnus coupables de vol et de complicité de vol au Tribunal de Grande Instance de Rodez ce mercredi 27 mai.

Photo ©ADN12

Les faits se sont déroulés en juillet et août 2019 dans les communes d’Aubin, de Decazeville et de Montredon. Le prévenu, un homme âgé de 39 ans s’est introduit dans les vestiaires du personnel d’un EHPAD pour s’emparer d’un portefeuille dans le casier non verrouillé d’une employée pendant que sa complice faisait le guet dans la voiture. Le prévenu, déjà condamné pour des faits similaires, s’était déjà introduit quelques jours avant dans le bureau d’une employée de la Maison des solidarités de Decazeville pour y subtiliser un sac.

Reconnu par les caméras de surveillance

Les prévenus ont reconnu avoir utilisé l’argent liquide pour acheter de la viande, et le payement sans contact des cartes bleues pour des cartouches de cigarettes dans des maisons de tabac des alentours. Ils ont également profité des cartes des victimes pour payer de l’essence dans un Intermarché local.

L’alerte a été donnée par la responsable d’un des tabac-presse, après plusieurs essais de la part du prévenu pour payer en carte bleu sans contact. Cette dernière a prévenu la police après avoir relevé la plaque d’immatriculation du prévenu, qui a alors pu recouper les informations avec les plaintes pour vol déposées par les victimes et l’utilisation des caméras de surveillance des différents établissements.

Le couple a reconnu les faits. Le prévenu qui dispose d’un lourd casier judiciaire est sans profession ni source de revenus. Sa complice, sans profession également, touche le RSA. La perquisition dans l’appartement de cette dernière a mis en lumière une situation financière très instable, avec un logement insalubre et l’électricité coupée.

Vol pour survivre ?

Lors de sa réquisition, le procureur a insisté sur le statut de « petits voleurs à la petite semaine, en galère » des deux prévenus qui « n’en sont pas à leur premier coup d’essai ». « Ils ont volé pour survivre, mais cela ne les excuse pas », ajoute-t-il en rappelant que ces derniers ont utilisé l’argent, certes pour acheter de la viande « parce qu’ils n’avaient pas l’opportunité de pouvoir en manger tous les jours », mais surtout des cigarettes et de l’essence.

Le procureur a donc requis deux mois de prison ferme pour l’homme et un mois, pour complicité de vol, pour la prévenue. Réquisition qui a été suivie par le Tribunal qui a donc rendu son jugement. Aucun des deux prévenus n’était présents à l’audience, bien que la femme ait pris la peine d’appeler la veille le tribunal pour expliquer qu’elle « prenait des médicaments » et ne pouvait pas prendre la voiture. Dans ces circonstances, le Tribunal n’a pas pu mettre en place un aménagement de peine.