Rodez. Dans l’habillement, il faut « écouler les stocks »

Joëlle Boronat, responsable des magasins de vêtements Jules et Brice à Rodez. @ADN12

A Rodez comme ailleurs, les commerçants du centre-ville ont subi de plein fouet la fermeture administrative liée au confinement. Depuis le lundi 4 mai, ils se sont mis en ordre de bataille pour ré-ouvrir et recevoir leur clientèle dans des conditions optimales et écouler leurs stocks. Car dans la mode plus qu’ailleurs, la saisonnalité est un élément déterminant de l’activité…

« Nous ne pensions pas que cela durerait autant de temps »

« A l’annonce du confinement, nous n’avons pas été surpris car déjà beaucoup de magasins de notre groupe avaient fermé en Belgique, nous savions que c’était une question de temps pour nous » confie Joëlle Boronat, responsable des magasins de vêtements pour hommes Brice et Jules. 

Rassurer les clients

Les sept employés des magasins de Joëlle ont tous été payés pendant cette période, même si certains ont dû prendre des congés. « Dans ce moment difficile, notre groupe a voulu essayer de faire vivre dans les meilleures conditions possibles nos salariés en leur permettant de conserver l’intégralité de leurs salaires » explique la responsable des magasins. 

« Nous avons mis en place un protocole sanitaire qui permet à nos clients de venir rassurés dans nos enseignes » : gel hydro-alcoolique pour le lavage des mains, limitation du nombre de clients, employés masqués et une seule cabine d’essayage, désinfectée après chaque passage. Les vêtements essayés sont quant à eux mis de côté pendant quatre heures, la caisse et le lecteur de carte bleue sont désinfectés après chaque passage, le soir tout le magasin est désinfecté et le sol est javellisé. 

Ce n’est pas encore la foule des grands jours mais la reprise pointe son nez. @ADN12

Une reprise en douceur

Cette fermeture de deux mois n’a évidemment pas permis d’écouler la collection de printemps malgré la mise en place de la vente à distance. Les stocks sont aujourd’hui importants. C’est pourquoi, pour rattraper le manque à gagner et anticiper les soldes, les deux magasins sont obligés de multiplier les offres promotionnelles : « nous avons décidé de lancer des campagnes de promotions allant de 20 à 50 % selon les produits pour écouler notre stock » . 

« La première semaine a été très calme, je pense que beaucoup de personnes ont encore peur et hésitent avant de sortir dans les commerces. D’autre part, le mauvais temps n’a pas facilité une hausse de la fréquentation. Avec l’arrivée du soleil, on voit plus de clients revenir dans nos boutiques »

(Joëlle Boronat, commerçante à Rodez)

« La vente à distance s’est développée lors des premiers jours du déconfinement pour ralentir par la suite » constate Joëlle Boronat, « ce système rassure les clients : il leur permet d’être livrés à domicile ou de venir chercher leurs achats directement au comptoir en ne s’éternisant pas dans le magasin ».

Pour écouler leurs stocks, les magasins misent sur des offres promotionnelles. @ADN12

Malgré cela, Joëlle Boronat veut rester enthousiaste et espère que cette « rentrée » permettra d’écouler les stocks restants des collections passées… Elle sait qu’elle pourra compter sur ses employés : « ils étaient impatients et heureux de reprendre le travail, car ils aiment avant tout le contact humain. C’est une équipe gonflée à bloc qui s’est présentée pour reprendre l’activité ».