C’était une des grandes inquiétudes de Jean-François Galliard, président du syndicat mixte de l’aéroport de Rodez : la compagnie Amélia qui venait de récupérer la gestion de la ligne aérienne pourra-t-elle faire face à la crise actuelle ? La bonne nouvelle a été apportée par le député Stéphane Mazars via un courrier que lui a fait parvenir Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État chargé des transports : l’État s’engage à prendre en charge 55% du déficit d’exploitation de la ligne pour une période de deux ans au moins.

Une ligne « stratégique »

Stéphane Mazars et Jean-François Gaillard au marché de l’Aveyron de Paris 2019 ©ADN12

Dans son courrier, le secrétaire d’État considère que cette ligne « revêt […] un caractère stratégique pour le développement du tissu économique de ce territoire industriel d’Occitanie et de l’Agglomération du Grand Rodez ».

C’est pourquoi « l’État vient de confirmer son niveau de participation, à hauteur de 55% du déficit de cette ligne – conformément à ses engagements précédents. Cette convention sera pour une durée de deux ans, avec renouvellement possible sous ces mêmes conditions ».

Jean-Baptiste Djebbari annonce également que la ligne devrait pourvoir rouvrir à partir de la deuxième phase de déconfinement, soit dès le 2 juin, « en cohérence avec un regain de la demande ».

« Cette ligne aérienne est en effet clef dans le projet de désenclavement du département de l’Aveyron »

Un redéploiement vers Roissy ?

L’aéroport parisien d’Orly étant fermé depuis le 31 mars dernier, le député a interrogé le secrétaire d’État concernant un possible redéploiement temporaire vers l’aéroport de Roissy. La réponse, bien qu’évasive, est plutôt prometteuse : « cela devra faire l’objet d’une demande de la Chambre de Commerce et de l’Industrie et de l’opérateur. L’État pourrait y apporter un soutien bienveillant ».