Onet. Un premier jour de rentrée « maîtrisé » selon le maire de la commune

La commune d'Onet a fait le choix de proposer un service de cantine dès ce mardi 12 mai pour le retour des écoliers. @ADN12

Comme d’autres communes aveyronnaises, Onet-le-Château a fait le choix de rouvrir ses quatre écoles dès ce mardi 12 mai. Un premier jour « test » que le maire de la commune estime s’être déroulé « de façon tout à fait maîtrisée ».

Une centaine d’enfants accueillis

Jean-Philippe Keroslian. @ADN12_archives

Il faut dire que la municipalité s’était longuement préparée pour cette rentrée particulière, en partenariat étroit avec les services de l’Education Nationale et les équipes pédagogiques. « Moi qui suis d’un naturel plutôt anxieux, j’étais serein » assure Jean-Philippe Keroslian, « on avait passé tellement de temps sur le dossier que je n’étais pas inquiet sur le déroulement de cette rentrée ». 

Si les protocoles de sécurité sanitaire semblaient avoir été suivis à la lettre (lire notre article du 7 mai), comme ailleurs, la grande inconnue était de savoir combien de familles seraient prêtes à ramener leurs enfants à l’école… Sur ce point, la réponse est claire : beaucoup moins que ce que pouvaient accueillir les établissements en respectant les jauges de 15 élèves en élémentaire et 10 en maternelle… Sur les 250 places disponibles dans les classes castonétoises, seules une centaine a trouvé preneur en ce premier jour de rentrée.

« C’est une rentrée un peu étrange aux dires de tous les personnels présents car on avait mis le paquet sur l’encadrement et il y avait finalement beaucoup d’encadrants pour peu d’élèves. Ça les a un peu décontenancés »

(Jean-Philippe Keroslian, maire d’Onet-le-Château)

Si la foule n’était pas au rendez-vous de cette rentrée, il y a fort à parier que les effectifs vont monter en puissance au fur et à mesure des jours prochains. Peut-être une bonne chose pour s’adapter progressivement à la nouvelle organisation, que ce soit pour les élèves ou pour les personnels. « Il fallait bien reprendre à un moment donné » estime le premier édile, « notamment pour limiter les risques de décrochage car il commençait à y avoir de vraies pertes de contact avec certains élèves si j’en crois les enseignants; et puis cela se fait de façon adaptée, sans être coercitif pour les familles ». 

Les règles sanitaires ont été expliquées aux enfants de façon ludique, comme ici avec des animaux totem à suivre pour rejoindre sa place. @Mairie_Onet

Quel coût pour la commune ?

Si la rentrée scolaire constitue l’un des plus gros dossiers qu’aient actuellement à gérer les municipalités, il y en a bien d’autres : gestion des ressources humaines, commandes de matériels, reprise des activités, réouverture des bâtiments publics, aides sociales… Autant de sujets qui demandent aux maires et à leurs équipes d’être particulièrement mobilisés, mais aussi de sortir le portefeuilles…

« On est déjà à 100 000 € rien que pour le matériel de protection… et on va largement les dépasser quand on prendra en compte tous les autres paramètres… »

(Jean-Philippe Keroslian)

Parmi les autres dépenses à ajouter, il y a les charges de personnel supplémentaires car les salaires ont été maintenus pour tous les agents de la Ville mais certains, de par leurs compétences spécifiques, ont été particulièrement sollicités pendant le confinement. « L’activité s’est concentrée sur un petit groupe d’agents et cette charge de travail supplémentaire doit être compensée » explique le maire, qui chiffre l’addition à plus de 20 000 euros.

Quant aux 25 000 masques commandés par la commune via une commande groupée de Rodez Agglomération, ils devraient être reçus dans la quinzaine qui arrive et être distribués dans la foulée aux castonétois (deux masques lavables et réutilisables pour chaque personne de plus de 12 ans).

Face à tout cela, Jean-Philippe Keroslian se veut philosophe : « je vois cette situation comme un coup dur, un aléa qui peut se présenter exactement comme dans la vie quotidienne… il faut faire avec ».