Clairvaux d’Aveyron. Annie Bindault, une chevrière passionnée par son métier

Annie Bindault et un chevreau : le bonheur est dans le pré. DR

Originaire de Normandie, mère de cinq enfants, Annie Bindault et son mari Jean-Charles, employé agricole, ont décidé de quitter le large pour une région plus au sud.

« Nous en avions assez de l’humidité normande! Nous sommes arrivés à Clairvaux-d’Aveyron en 1998. Nous étions intéressés par la gérance d’une exploitation agricole. Nous sommes partis de rien et avons actuellement 5 hectares de terre, donc une grande surface pour que les chèvres puissent pâturer tranquillement dans l’herbe avant de rejoindre la chèvrerie » explique Annie, qui possède aujourd’hui un petit troupeau de 50 chèvres laitières.

 

Quelles races de chèvres élevez-vous ?

Mes chèvres sont principalement des «saanen» (-ou blanche de Gessenay, race caprine originaire du Sannenland et de l’Obersimmental en Suisse. Le blanc et le crème sont les seules couleurs de robe acceptées-). Cette race est une excellente laitière. J’ai également des alpines. Cette race est également une excellente laitière mais est moins résistante que la saanen.

Chèvres saanen
Chèvres saanen DR

Quels produits fabriquez-vous à partir du lait de vos chèvres ?

Cabécous
Les Cabécous fabriqués par Annie ont du succès sur les étals de marché. DR

Des cabécous frais, secs, aux herbes….des yaourts, de la confiture de lait, de la faisselle, de la tomme pressée simple. Auparavant je fabriquais de la «castanhe au cumin», tomme mi-cuite, fabrication que je reprendrai prochainement.

Est-ce que vos produits sont bio ?

Non car il existe trop de contraintes par rapport à cette norme. Tout d’abord je ne produis pas les céréales destinées à la nourriture de mes chèvres, je ne possède pas assez de surface d’exploitation. De plus, cela ne correspond pas exactement à ma façon de penser. Je me définis comme éco-responsable et à mon humble avis je pense que la production «bio» ne prend pas en compte l’impact écologique.

Sur quels marchés peut-on vous retrouver d’ordinaire ?

Celui de Decazeville le vendredi matin, celui de Rodez le samedi matin sur la place du Bourg, et le dimanche matin à Marcillac Vallon.

Comment vous organisez-vous depuis leur fermeture ? 

Je vends mes produits par l’intermédiaire des systèmes de drive qui ont été mis en place pour remplacer les marchés : celui de Rignac tous les mardis (de 10h à 12h) celui de Clairvaux les mardis et mercredis (de 17h à 19h). Et puis je suis à Bruéjouls tous les soirs pour faire de la vente au déballage, sur commande. A Rodez les samedis matin et à Marcillac les dimanches matin.

Réalisez-vous plus de ventes qu’au marché ?

Non, l’organisation et la charge de travail est beaucoup plus importante et demande plus de temps. Les ventes ont baissé, mais le drive reste une bonne alternative à la suppression des marchés. Par contre le contact avec les clients me manque beaucoup !

Chèvres alpines
Toutes les chèvres d’Annie ont un nom : Ruthène, Rouergate, Lituanie, Normande… DR

En attendant la réouverture des marchés, vous pouvez joindre Annie Bindault par téléphone au 06 88 90 41 00, par mail à l’adresse ajcbindault@gmail.com, ou via la page Facebook Le Mas de Garibal.