Coronavirus. « La vague va monter très vite en Occitanie »

Le Directeur de l'ARS a tenu une conférence de presse en compagnie du Préfet de Région et du Rectorat ce mercredi. @Le_millavois-archives

Le dernier bilan de l’Agence Régionale de Santé fait état de 313 cas confirmés de COVID-19 en Occitanie, dont 5 décès. « Nous sommes pour le moment dans ce que l’on peut appeler une phase épidémique de confort » a commenté cet après-midi le Directeur de l’ARS, Pierre Ricordeau, lors d’une conférence de presse organisée à distance en compagnie du Rectorat et du Préfet de Région.

« On note surtout qu’il y a désormais 80 personnes hospitalisées, dont 32 se trouvent actuellement en réanimation. Ces deux chiffres sont significatifs de la progression de l’épidémie. L’Occitanie est un peu en retard par rapport au Grand Est par exemple mais ici aussi la vague va monter très vite et soudainement »

(Pierre Ricordeau, Directeur ARS Occitanie)

L’Agence Régionale de Santé publie un bulletin quotidien de l’état épidémique en Occitanie. Les départements de l’Hérault et de l’Aude sont les plus touchés.

« Il faut être prêt » : une prévision qui implique, selon Pierre Ricordeau, de relever trois défis simultanément pour que les acteurs et services de la Santé soient prêts au moment venu : assurer la montée en puissance du système hospitalier pour accueillir les cas graves (c’est le sens du déclenchement du Plan Blanc et de la déprogrammation des interventions non urgentes), la mobilisation des médecins de ville, et la bonne coordination de tous.

Des médecins de ville « sur le pont »

L’Agence Régionale de Santé ne cesse de le répéter depuis plusieurs jours : « en phase épidémique il faut s’adresser prioritairement à son médecin traitant ».

« Appelez d’abord votre médecin traitant ! »

Si vous ressentez les premiers symptômes de l’infection (toux, fièvre), ne vous précipitez pas vers votre téléphone pour appeler le 15 ! Appelez d’abord un médecin de ville ou le médecin de garde, qui vous prendra en charge et vous donnera les consignes de soin. Ce n’est que si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et des signes d’étouffement que l’on appelle le SAMU !

« Il est prévu que les médecins, généralistes et spécialistes, assurent les consultations sur rendez-vous et organisent des plages horaires dédiées aux patients qui présentent des signes respiratoires »

 

Ils utiliseront autant que possible les moyens de télémédecine. En Aveyron, comme dans plusieurs autres départements de la Région, les médecins libéraux s’organisent actuellement pour proposer de type de consultations dédiées. De leur côté, les infirmiers sont également coordonnés avec les autres organes de santé pour prioriser au maximum en fonction de la gravité des cas.