De 6 000 curistes à 3 000 mineurs… : les trois visages de Cransac

Maquette, musée les Mémoires de Cransac ©ADN12

Cransac a une histoire dense et peut-être unique. En effet jugez vous même de l’itinéraire pour le moins étonnant qu’emprunte notre histoire…

Le symbole de Cransac-les-Thermes est la montagne qui bûle « Le Puech Que Ard » en occitan. Notre cité est construite au pied d’une colline « le Montet », que dévore depuis de nombreux siècles un feu souterrain. Ce phénomène a donné naissance à un thermalisme original et unique en Europe. Des gaz chauds sont utilisés dans des étuves pour soigner les rhumatismes et des eaux thermales, qui après une éclipse d’un siècle, ont été à nouveau reconnus en 1990…

6 000 curistes par an !

Cransac-les-Eaux : doit sa renommée lointaine à ses sources que les romains connaissaient déjà. Il est fait mention que depuis le fort d’Aubin, ils surveillaient les pèlerinages « à la fontaine des Teigneux ». Plus tard, il est écrit : « ces merveilleuses sources coulaient limpides comme du cristal par de vieilles têtes romaines verdies par les siècles ».

La station doit sa notoriété au corps médical. Ainsi, Portal, médecin de Charles X et Louis XVIII pensaient nos eaux propres à remplir les mêmes conditions que celles de Vichy ou de Contrexéville. L’apogée de notre station se situe au milieu du XIXe siècle. On y vient de la France entière. Cransac comptait à cette époque 5 à 6000 curistes par an et expédiait en bouteilles plus de 100 000 litres d’eau minérales jusqu’à l’étranger.

Maquette du musée des Mémoires de Cransac. ©ADN12

Des thermes aux mines…

Cransac-les-Mines : puis survient la révolution industrielle au milieu du XIXe siècle. Cransac durant 100 ans est transformée en cité minière. Le thermalisme peu à peu disparaît. Des galeries sont creusées, d’immenses terrils se forment, des « découvertes » voient le jour. Environ 30 puits de mines quadrillent le village du nord au sud. Plus de 3 000 ouvriers travaillent dans les mines. Après un siècle d’activités minières, la ville sera la première mine de France à fermer en 1962.

Lampes de mineurs. ©ADN12

La renaissance

Cransac-les-Thermes : le thermalisme renaît avec l’utilisation des gaz issus d’une combustion souterraine naturelle dès 1963. Des robiniers ont été plantés dans ce qui s’appelle actuellement la forêt de la Vaysse, Le XXIe siècle marque le passage de la ville d’un paysage « noir » du aux crassiers à un paysage « vert »!

Vous pourrez découvrir ce passé encore présent dans la cité thermale en visitant son musée créé par des bénévoles « les Amis de Cransac » au premier étage de l’Office du Tourisme, bâtiment de l’Envol.

(Téléphone : 05 65 63 06 80)