Aveyron. Coiffure, mécanique et métiers de bouche ont le vent en poupe chez les jeunes !

Aurélien (à gauche), formateur du CMA, avec Constant et Laurine en 1ère année Pâtissier Glacier, sont de bons ambassadeurs de la structure. @ADN12

Le Campus des Métiers et de l’Artisanat de Rodez a ouvert ses portes au public le weekend dernier, pour présenter la quarantaine de formations qu’il propose en apprentissage.

S’il n’a pas toujours eu la notoriété qu’il mérite, l’apprentissage a maintenant ses lettres de noblesse… Preuve en est l’affluence exceptionnelle enregistrée pour ces Portes Ouvertes.

«  Plus de 600 personnes ont visité les infrastructures, souvent en famille, à la recherche d’un métier d’avenir pour leur enfant » se réjouit Géraldine Rivière, chargée de communication au CMA, qui a également vu passer des salariés à la recherche d’une reconversion.

L’apprentissage séduit

Avec 10 titres de meilleurs apprentis de France en mécanique automobile, 4 titres de meilleurs apprentis de France en 2017-2018, 1 médaille de bronze aux Championnats du Monde, 100 jeunes en Erasmus (programme d’action européen pour la mobilité des étudiants) les 10 dernières années du CMA ont été plutôt fructueuses.

« Nous avons depuis deux ans, une augmentation de formation dans les secteurs du bâtiment et de la carrosserie car il y a énormément d’offres mais je peux dire que globalement tous les corps de métiers sont en recherche de main d’œuvre » 

(Christine Sahuet, présidente de la Chambre de Métiers)

Paroles d’apprentis

En alternance (une semaine en entreprise, une semaine au campus), Thomas et Germain ont opté pour la mécanique auto à l’âge de 15 ans et sont heureux de leur choix.

« Ouvrir son propre garage »

Thomas (à gauche ) et Germain baignent dans la mécanique auto depuis l’âge de 15 ans. @ADN12

Thomas, 21 ans, travaille au garage Barthez de La Primaube. « Mon truc, c’est la mécanique mais c’est aussi la voiture car le pilotage est pour moi la partie intégrante de la mécanique. Au delà de la passion, mon but est de m’installer à mon compte ».

Germain, 20 ans, originaire de Villeneuve d’Aveyron, exerce son apprentissage à Pont de Salars. « J’ai choisi ce métier par passion de la mécanique, depuis gamin ce métier me parle. Mon rêve est qu’un jour je puisse préparer ma voiture pour faire des rallyes. Comme Thomas, je voudrais être autonome, faire des courses auto sans assistance ».

Après deux années de CAP, une année de mention et 2 ans de BAC, avec cette cinquième année, Thomas et Germain touchent au but de leur ambition : pourquoi pas ouvrir leur propre garage…

« Beaucoup d’offres d’emploi en pâtisserie »

Est-ce l’effet télé avec « Le meilleur pâtissier », toujours est-il que nombreux sont les jeunes à opter pour ce métier…@ADN12

Aurélien, formateur en pâtisserie et glacier, explique qu’il y a beaucoup de demandes de formation car il y a beaucoup d’offres sur le département : « entreprises, restaurants, enfin tous les métiers de bouche recherchent des pâtissiers-glaciers ». Aurélien forme actuellement une vingtaine de jeunes en 1ère et 2ème année et une dizaine en BTM à raison d’une semaine par mois. « En recrutement, cela se fait par l’intermédiaire de professionnels qui nous sollicitent d’une part et il y a les jeunes qui viennent nous voir pour être sûrs de leur choix ». Un parcours de deux ans comme pâtissier/glacier (CAP) et 2 ans de BTM qui permettent de devenir chef de laboratoire.

Constant, 20 ans, a passer un CAP en boulangerie, il s’oriente en pâtisserie « C’est pour moi une suite logique, c’est ma première année de formation ». Apprenti chez Mouly à Rieupeyroux, il alterne sa formation entre l’entreprise et le campus. « L’idée est de continuer : CAP chocolatier, chocolatier/glacier. Avoir un acquis en tout pour pouvoir un jour m’installer à mon compte ».

Laurine, 18 ans, a un autre parcours. Sans CAP à la sortie du lycée, elle débute sa première année en pâtisserie glacier. « Cela me plaît, je ne me voyais pas continuer des études. A la maison, je cuisine, je pâtisse, cela m’a donné le goût pour ce métier ». Si Laurine n’a pas encore d’idée précise sur son avenir, il sera de toute façon dans la pâtisserie, assure-t-elle. Elle est elle aussi en alternance : une semaine au campus et trois autres à la pâtisserie la Mascotte.

« Pour se lancer dans la création »

Leila (coiffure et esthétique) et sa formatrice Marie-Christine. @ADN12

Au 3e étage, se trouve les salons de coiffure et esthétique. Une rencontre inattendue que celle de Laila, jeune espagnole de 19 ans. « Je suis arrivée en France et à Rodez où j’ai de la famille en décembre 2019. Je suis en première année pour un CAP coiffure esthétique en alternance avec le salon de coiffure de Sébazac », tout cela sans accent pour une jeune jeune femme sans connaissance de la langue française il y a encore 4 mois… Une volonté de réussir dans son choix de formation, et une formation qui doit conduire à un brevet avec deux années supplémentaires après le CAP, comme nous l’explique Marie-Christine, sa formatrice : « un brevet qui permet de s’installer si la nouvelle diplômée le souhaite. Nous faisons aussi des créations de coiffure style concours pour participer au trophée d’Albi voire au concours de meilleure apprentie de France ».

Pour plus d’informations, visitez la page Facebook du Campus des Métiers de l’Aveyron ou le site internet de la structure.