Amassada. Quatre personnes jugées pour outrage et violences au tribunal de Rodez

Les faits reprochés remontent au 12 octobre, quelques jours après l'expulsion de la ZAD de l'Amassada dans le sud Aveyron. @Le_Progrès_Saint-Affricain

Elles avaient été interpellées le 12 octobre dernier lors d’une manifestation à Saint Victor-et-Melvieu : quatre personnes seront jugées ce mercredi 11 mars à Rodez pour « violence contre personnes dépositaires de l’autorité publique avec armes, en réunion, menaces de mort et dégradation ». 

Elles appartiennent au mouvement de l’Amassada, qui lutte contre le projet d’installation, par RTE, d’un transformateur à Saint-Victor et Melvieu. Un site que ces militants occupaient illégalement depuis plusieurs mois avant leur expulsion le 8 octobre par les forces de l’ordre. C’est donc quelques jours plus tard, lors de la manifestation du 12 octobre que ces militants ont été arrêtés.

Manifestations de soutien

Les sympathisants des zadistes ont annoncé qu’ils iraient soutenir leurs camarades lors du jugement de ce mercredi au tribunal correctionnel de Rodez. Une manifestation est prévue devant le palais de justice à partir de 13h.

La veille, ce mardi 10 mars, ces militants ont prévu une soirée entière de soutien à la Grange de Floyrac, à Onet-le-Château, avec l’organisation de deux conférences à partir de 18h30.

  • Christophe Bonneuil(Historien au CNRS en histoire environnementale et histoire des sciences et des techniques, enseignant à l’EHESS). Thème : Leur écologie et la nôtre, des années 70 à aujourd’hui. Christophe Bonneuil a co-écrit « L’événement anthropocène. La terre, l’histoire et nous » (Points Seuil, 2016) et « Une autre histoire des Trente Glorieuseses » (La Découverte, 2013).
  • Aurélien Berlan (philosophe-jardinier, membre du groupe Marcuse qui vient de rééditer La liberté dans le coma, La lenteur, 2013). Thème : Numérisation du monde, boulimie énergétique et surveillance totale. Dans son premier livre aux éditions La Découverte il revient (avec Tönnies, Simmel et Weber) sur « la marchandisation générale, l’érosion du lien social, la perte de sens et de liberté liés à l’emprise des organisations bureaucratiques ».