Capdenac. Un marginal essaye de mettre le feu à un scooter

Un homme de 38 ans qui comparaissait ce mercredi 12 février en comparution immédiate au tribunal de Grande Instance de Rodez sortait tout juste du centre hospitalier de Sainte-Marie lorsqu'il a tenté de mettre le feu à un scooter.

©ADN12

Le casier du prévenu portait déjà 22 mentions pour, entre autres, recel, vol, menace de délit et voyages sans titres de transport. Sans revenus, l’homme était logé gracieusement à Capdenac, où il vivait de la manche et du travail de sculpture sur bois. « Je me promène dans les bois avec mon chien, je ramasse du bois et je le sculpte. J’ai un client qui m’a passé une commande pour 30€. »

Instable psychologiquement, l’homme était soigné au centre hospitalier de Sainte-Marie et en est ressorti en début de semaine avec un traitement. Il a été interpellé alors qu’il essayait de mettre le feu à un scooter pour des raisons non précisées. En conflit avec sa logeuse qui lui reproche d’avoir « dégradé » le logement et qui refuse de l’héberger à nouveau, le prévenu est donc sans domicile.

Les psychologues du centre hospitalier ont statué sur sa responsabilité pénale avec des altérations. Et à la barre du tribunal ce mercredi, le prévenu, bien que sûr de lui, tenait en effet des propos plutôt incohérents, parlant de ses parents, puis incriminant sa logeuse à Capdenac.

 « Je suis capable de me défendre, je suis un homme presque soigné ! »

En raison du mouvement de grève des avocats, le dossier a été renvoyé pour être jugé au 13 mars. Jusqu’à cette date, le prévu sera maintenu en détention.