Ce jeudi 23 janvier, ils n’étaient que six convoqués mais une quarantaine de personnes les attendaient devant le commissariat en soutien. NPA, Gilets Jaunes, mais aussi CGT, Ligue des Droits de l’Homme, FSU et Solidaires, tous venus pour soutenir les manifestants convoqués au commissariat pour « entrave à la circulation des bus scolaires » et « entrave concertée avec menaces à la liberté de travailler » suite à l’action de blocage et de manifestation qui a eu lieu le 14 janvier dernier.

Quelques policiers gardaient l’accès au commissariat avant et pendant les audiences. ©ADN12

Pourquoi six sur la quarantaine de personnes présentes sur le lieu du blocage ? « C’est le moyen d’action de la police : ils se concentrent sur les représentants et leur mettent la pression » croit savoir un des manifestants venu en soutien.

« S’ils sont inculpés, plusieurs personnes sont prêtes à donner leurs noms pour montrer qu’ils faisaient aussi parti du blocage, par solidarité »

Si la Ligue des Droits de l’Homme n’était pas officiellement présente le jour du blocage, ses militants sont venus en soutien pour protester contre ce qu’ils nomment « un état de plus en plus totalitaire ». La Ligue a rappelé dans son discours « l’importance du dialogue social » et dénonce « l’utilisation des forces de l’ordre à des fins politiques ».

Le dépôt de plainte aurait été porté par la SATAR, la société à laquelle appartiennent les bus Ruban Bleu qui sont restés au dépôt le 14 janvier dernier. La société aurait déclaré avoir perdu 15 000€ dans cette action.

Une cagnotte ?

Les six convoqués (cinq hommes et une femme) sont ressortis au compte-gouttes après plusieurs questions des policiers pour savoir comment l’action avait été menée. « Ils nous ont dit que c’était une infraction de 4e catégorie » témoigne un des convoqués. Si tel est bien le cas, les convoqués risquent une amende dont le montant sera fixé par le tribunal de police.

L’idée d’une cagnotte collective a déjà été lancée parmi les manifestants. Sans plus d’informations pour la suite, les convoqués sont repartis avec le cortège pour la suite du programme : repas tiré du sac chez Enedis à Saint Eloi, en soutien aux grévistes qui bloquent l’accès au site depuis le 15 janvier dernier pour protester contre la réforme des retraites…