Un faucheur volontaire comparaissait le 4 décembre dernier au Tribunal de Grande Instance de Rodez pour avoir refusé de se soumettre à un enregistrement de sa photo et de ses empreintes digitales et génétiques.

Le prévenu avait été interpellé le 13 août 2018, avec 58 autres membres du mouvement des Faucheurs Volontaires lors de la destruction de deux hectares de tournesol dans un champ de Druelle. Lors de son procès en décembre dernier, une trentaine de personnes était venue en soutien devant le tribunal.

Le tribunal a donc rendu son verdict : relaxe pour tous les faits qui lui sont reprochés. De l’eau à rajouter au moulin des jurisprudences en la matière avec plusieurs tribunaux qui s’étaient prononcés pour une relaxe, estimant qu’un fichage génétique pour ce type d’actions était « inadéquat et disproportionné » (Cour d’appel de Montpellier, 2008).