Réforme des retraites : l’intersyndicale ne lâche rien

L'intersyndicale continue sa mobilisation partout en Aveyron pour demander le retrait pur et simple de la réforme des retraites.

L'intersyndicale FO, CFE-CGC, CGT et Solidaire Sud-Culture continue à mobiliser ses forces. ©ADN12

La trêve n’a pas eu lieu et les syndicats s’en félicitent. « Il y a eu une mobilisation inédite pendant les fêtes dans toutes les Unions Locales. À Capdenac, Millau, Villefranche, Decazeville, il y a eu des actions de soutien, des tractages, des piques-niques avec les cheminots, l’envoi de cartes postales à l’Élysée, même le 23, la veille de Noël ! » se félicite Laurence Cahors, secrétaire départementale de la CGT. Il est vrai que le mouvement de grève qui dure maintenant depuis un mois n’a pas perdu de sa popularité avec un soutien de 44% des Français d’après les derniers sondages.

« La trêve n’a pas eu lieu et c’était notre souhait »

Des actions de mobilisation les 9, 10 et 11 janvier

« Pour gagner nous devons élargir le mouvement » martèlent les syndicats qui appellent toutes les professions à rejoindre les mobilisations de la fin de semaine. Car pour la CGT et l’intersyndicale, toute négociation avec le gouvernement est impossible. « Ce ne sont pas des négociations, ce sont des rencontres sans échange. Nous avons passé deux ans à les rencontrer, sans discussion possible » affirme Emmanuel Dumas, secrétaire général FO.

Jeudi 9 janvier est prévue une mobilisation à Rodez avec un départ à 14h de l’Esplanade des Ruthènes pour un tour de ville qui se finira devant le Palais de Justice. Plus touchées que les hommes par le temps partiel et les arrêts de travail et donc plus inquiètes des conséquences de cette réforme, les femmes mèneront symboliquement le cortège.

Vendredi 10 sont prévues des actions locales dans tout l’Aveyron, mais c’est surtout pour le samedi 11 janvier qu’un appel au rassemblement a été lancé à partir de 10h30, sans plus d’informations pour le moment, chaque action étant organisée localement en Aveyron. Avec toujours comme mot d’ordre, l’appel à élargir le mouvement : « Nous avons souhaité des actions locales pour toucher les personnes qui n’auraient pas été mobilisées par un rassemblement départemental, et surtout un samedi pour permettre aux salariés de rejoindre la mobilisation » explique Laurence Cahors.

« Les gens qui manifestent et se mettent en grève perdent de l’argent, ils investissent pour l’avenir »

Et si on ne sait pas encore si l’autre intersyndicale (UNSA, CFDT, CFTC) ou si les avocats, qui ont prévu une semaine d’actions nationales, se joindront au mouvement, les langues se délieront peut-être après la reprise des négociations entre le gouvernement et les syndicats, prévue le 7 janvier.