Le mercato d’hiver vient de débuter. Certains ont déjà commencé leur recrutement. D’autres vont suivre. Ce qui risque de profondément changer la deuxième partie de saison ?

Bien sûr, c’est normal. Il y a beaucoup de joueurs sur le marché, il y a des intérêts économiques importants. C’est logique de vouloir essayer d’améliorer son équipe. Nous, on a pris Alexis Alégué, c’était plutôt prévu dans six mois. Là, c’est le fait de la blessure d’Alexis Peyrelade. Ça permet de faire rentrer un joueur de plus. Après, ce seront des opportunités économiques, des opportunités de joueurs, des opportunités qui feront que l’on regarde… pour voir comment on pourrait améliorer notre groupe.

« Les années précédentes, personne ne t’appelait pour tes joueurs… »

Y a-t-il des risques de départ lors de ce mercato ?

Je n’ai pas encore vu tout le monde. S’ils ont envie de trouver un peu plus de temps de jeu ailleurs, je peux parfaitement le comprendre. Je ne suis pas forcément vendeur, mais je ne peux pas non plus offrir du temps de jeu à tout le monde. On est dans un monde professionnel, ça va, ça circule. Même si je ne suis pas très mercato hivernal, ça fait partie de notre apprentissage. On doit apprendre à utiliser cette période-là, pour soit trouver des solutions pour des joueurs qui sont un peu dans l’impasse chez nous, soit trouver des solutions pour continuer à faire grandir certains joueurs, et leur offrir du temps de jeu. Avant, personne ne t’appelait pour tes joueurs, là, il y a des joueurs qui peuvent être sollicités. Ce n’est pas essentiel, mais ça fait partie des règles du jeu du monde professionnel.

Un mercato qui peut avoir une incidence sur les résultats, puisque beaucoup de clubs se renforcent ?

Oui. Nous, on doit s’améliorer un peu défensivement. On ne prendra personne derrière. On a pris Alexis, plutôt dans les couloirs, plutôt à gauche. Au milieu, devant, on ne s’interdit rien. C’est surtout les opportunités. Être pressé sans l’être. Faire des trucs dans l’urgence, ou parce qu’il faut les faire, ça ne sert à rien. À l’heure actuelle, on n’a pas de besoin. On n’a pas un truc vital. Si on avait 15 points, on se dirait qu’il faut trouver des joueurs. Le groupe a fait le boulot sur la première partie de saison. Maintenant, qu’est ce que l’on peut faire pour l’améliorer ? Qu’est-ce que l’on peut faire aussi pour amener un peu plus de concurrence sur certains postes ? Ce n’est pas pour booster le groupe, mais pour le réalimenter. La preuve, c’est que ce matin à l’entraînement, j’avais des joueurs qu’il y a longtemps que je n’avais pas vus aussi bons…

« Économiquement, on est encadré. Donc qui dit arrivée, dit départ »

Pensez-vous votre groupe assez ou trop étoffé, au moment d’évoquer ce mercato ?

Si on prend la situation d’aujourd’hui, avec nos blessés et nos suspendus, on pourrait dire que l’on n’est pas assez ! Quand on est 18 maximum à l’entraînement, on ne peut pas tenir une saison comme ça. Moi, je n’aime pas les gros groupes. L’idée, c’est que s’il y a une arrivée la semaine prochaine, c’est qu’elle soit compensée par des départs, par des prêts durant le mois. On ne va pas empiler les joueurs. Mais on est plus à réduire notre groupe qu’à l’agrandir. On a 23 joueurs, 24 avec Alexis. L’idée, c’est d’avoir 22 voire 24 joueurs. On ne va pas en mettre 27. De toute façon, économiquement, on ne peut pas. On est encadré. Qui dit rentrée dit sortie…

Malgré l’encadrement, le président, Pierre-Olivier Murat, a annoncé avoir gardé une marge de manœuvre ?

Oui. On n’avait pas fait le plein, mis tous nos œufs au mois de juin. Car si on avait eu une blessure au mois de septembre, et qu’on devait engager un joueur, il fallait bien avoir un peu de marge de manœuvre. Mais on ne va pas non plus faire la révolution, et se faire prêter quatre joueurs tout de suite. Économiquement, ce n’est pas possible pour nous. Et puis dans notre philosophie de groupe, non plus. Trouver des joueurs, prêts, qui nous connaissent, que l’on connait, qui sont capables de s’adapter tout de suite, d’être opérationnel tout de suite, il n’y en a pas 50 millions sur le marché…