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L'équipe fanion a remporté la demie-finale, et rêve du titre de champion de France par équipe en D1. @Repro ADN12

Nous sommes à la trêve. Comment se porte le club ?

Au niveau sportif, tout baigne. On a eu, sur le début de saison, des résultats exceptionnels. On a gagné la demi-finale du championnat de France, avec l’équipe fanion, à Grenoble. Ça ne veut pas dire que l’on va être champion de France, mais on peut gagner ! On a surtout récupéré nos quatre tireurs qui sont complètement opérationnels, après un an et demi de galère et de blessure. On a une vraie équipe et on sent que ça va aller de mieux en mieux. 

Habituellement, vous n’avez pas déjà joué la demi-finale à cette époque ?

Oui, c’est en raison des Jeux Olympiques qui auront lieu en 2020. Beaucoup de compétitions ont été avancées. Habituellement, c’est beaucoup plus étalé. Et ça nous pose quelques soucis financiers. En effet, on est obligé d’engager des frais pour ces compétitions et les subventions ne suivent pas… Sans compter les sélections de nos tireurs…

« Quatre ruthénois sur 12 français ! »

C’est-à-dire ?

Tous les garçons de l’équipe fanion sont sélectionnés pour la prochaine Coupe du Monde à Berne. Sur les douze Français, il y aura quatre Ruthénois. Et ça nous coûte au club parce que sur les douze, quatre sont pris en charge par la fédération, les huit autres doivent l’être par leurs clubs. On a donc trois tireurs à nos frais… 

Revenons sur le championnat de France. Vous aviez trois équipes engagées : les garçons et les filles en D1 et l’équipe réserve en D2. Un mot sur leurs résultats ?

Pour rappel, le classement du quart sert pour la demi-finale et le classement pour la demi-finale sert pour la finale. On se retrouve alors soit en play-offs pour jouer le titre, soit en play-downs, pour jouer le maintien. Pour l’équipe fanion, en quart de finale, on avait terminé troisième. Et on a gagné la demie-finale. On sera donc numéro deux en play-offs, donc bien placés. Et on a de l’ambition, surtout que la finale aura lieu à Épinal, le 18 et 19 avril prochain. On a gagné le titre là-bas, c’est un bon souvenir, peut-être le signe du destin ?

Et pour les féminines, qui évoluent aussi en D1 ?

Là, on est un peu déçu. On rate pour rien les play-offs. On est finalement neuvième et donc en play-down. Après, avec l’équipe que l’on a, il n’y a pas beaucoup de risques, pas de grosse inquiétude pour le maintien. En demi-finale, on avait une poule infernale et les filles ont résisté à toutes les équipes, donc c’est un peu rageant. Vu le niveau, l’équipe méritait les play-offs. On devra quand même se méfier en finale, car il nous faut rester dans les dix meilleures équipes. Parce qu’au niveau de la région, on est classé en sport performance et cela nous apporte des subventions différentes. Il faudra que l’équipe soit concentrée et ça devrait passer. 

Enfin, évoquons l’équipe réserve, en D2 ?

Elle a fait de son mieux et a terminé neuvième en demi-finale, c’est-à-dire mieux qu’en quart de finale. On perd de trois touches sur la réserve de Saint-Gratien, qui est un gros morceau, donc c’est bien aussi. L’équipe est en play-down, mais ça devrait aller pour se maintenir. En espérant récupérer Ramirez, qui était blessé. 

« Seul bémol : la taille de notre salle d’armes… »

Les voyants sont donc au vert ?

Oui, surtout qu’en individuel, les résultats sont bons également pour nos tireurs, que ce soit en senior ou chez les jeunes. Actuellement neuvième mondial, Bardenet pourrait aller aux Jeux, c’est en bonne voie…Biabiany a eu aussi de bons résultats. Le seul bémol : la taille de notre salle d’armes. Comme elle est devenue trop petite, on ne peut pas accueillir plus de licenciés. On a aujourd’hui 115 licenciés, soit une quarantaine de moins que l’année dernière. Et ça a forcément une incidence financière…