Coupe de France de football féminin. « On est plutôt content du tirage » (Clara Noiran)

Les féminines du Rodez Aveyron Football sont encore en lice en Coupe de France, et joueront les 16èmes de finale en janvier. Le point avec l'attaquante ruthénoise, Clara Noiran.

Clara Noiran revient sur la Coupe de France, et le tirage des 16es de finale. @ADN12

C’est actuellement la trêve. Vous reprendrez pour la Coupe de France, le 12 janvier. Avec un nouveau déplacement, chez un club de Régionale 1, l’US Saint-Vit, dans le Doubs. Que vous inspire le tirage ?

Au vu du groupe que l’on avait, on est plutôt contentes parce qu’il y avait pas mal de grosses équipes : des D1, des bonnes D2 aussi. Dont certaines qu’on ne connaissait pas. Il n’y avait que deux R1 Donc, on est assez contentes d’être tombées sur une R1. Après, on est quand même assez méfiantes. On a joué deux R1 sur les deux précédents tours et on s’est rendu compte que ce n’était pas une tâche très facile. 

Pourquoi ?

Il y a vraiment une supériorité technique des D1 par rapport à nous. Alors que les R1, c’est plutôt une supériorité physique… Elles vont au charbon, elles nous bougent physiquement. Et ça, c’est un foot qu’on a du mal à vraiment mettre en place cette année. Les premiers matchs que l’on a fait, on s’est fait rentrer dedans. Ce n’est pas un foot que l’on aime trop, on a du mal à mettre vraiment l’impact physique, à bouger les joueuses d’en face. Il y a cette petite peur d’aller encore chez une R1, qui en plus a fait un bon résultat sur le tour d’avant, qui a éliminé Nice à la maison… On se dit que ce n’est pas gagné. Ce qui nous déçoit le plus, c’est que l’on se déplace encore. Et pas à côté…

C’est effectivement un troisième déplacement en autant de tours. Mais ce genre de match, n’est-ce pas aussi une très bonne occasion de préparer vos futurs matchs de D2 ?

Ça ne peut que nous aider à préparer le championnat. Parce que là, on doit répondre présent, on doit aller dans les duels, on doit mettre de l’impact. Du coup, ça nous montre un autre aspect footballistique que l’on ne connaissait pas trop. On essaye de le reproduire en championnat. Après, il y a d’autres facteurs qui rentrent en jeu. On peut faire un match très intense physiquement le week-end d’avant, et juste après, passer complètement à la trappe. Mais c’est sûr que des matchs comme ça, contre des R1, ça peut que nous aider contre des D2, notamment pour réussir à mettre de l’impact…