Des ruthénois et un valadinois dans le premier long métrage de Vincent Le Port

Jean-Marc Molinier dans le rôle du prêtre séminariste, et Dimitri Doré qui interprète Bruno Reidal@Jean-Marc Molinier

En cours de préparation, « Bruno Reidal » le premier long métrage de Vincent Le Port devrait sortir à l’automne 2020 avec Jean-Marc Molinier dans le rôle d’un prêtre et des ruthénois dans le casting des séminaristes… Plusieurs jours de tournage ont eu lieu à Campouriez dans l’Aveyron…

Né à Rennes en 1986, Vincent Le Port est diplômé de La Fémis en réalisation. Il a cofondé la société Stank au sein de laquelle il produit d’autres cinéastes tout en développant ses propres films, dont Le Gouffre qui a obtenu le Prix Jean Vigo du court-métrage en 2016. Vincent Le Port est lauréat 2018 de la Fondation Gan pour le Cinéma.

Quelques-uns des quarante jeunes acteurs séminaristes sur les lieux du tournage à Villefranche.@Jean-Marc Molinier

Bruno Reidal sera son premier long métrage. Un film qui a déjà obtenu dès avant sa sortie le prix Sopadin du scénario, et qui va postuler pour la sélection aux festivals de Cannes (quinzaine des réalisateurs) et de Venise.

Entre Cantal et Aveyron

L’histoire d’un drame qui reprend un fait divers qui se déroula en 1905, dans la forêt entourant le petit village de Raulhac dans le département du Cantal : un jeune séminariste de 17 ans, Bruno Reidal, décapita un enfant de 13 ans avant de se livrer aux autorités. Trois médecins vont le suivre afin de comprendre et déterminer les raisons de son geste insensé. Il lui sera alors demandé en parallèle de ses interrogatoires, d’écrire ses mémoires en prison.

Toute l’époque durant laquelle Bruno Reidal fréquenta le séminaire de Saint-Flour a été tournée dans, et autour, de la Chartreuse de Villefranche-de-Rouergue, soit les scènes d’hiver. Outre ce lieu, le tournage fût réalisé dans le Cantal et dans le Lot, ainsi qu’à Thérondels et à Campouriez en Aveyron.

Remarqués par leurs prestations sur les scènes de Palace et l’Aiglon, les Ruthènes en scène bénéficiaient également de leur proximité, ce qui a fait qu’ils ont été sollicités pour le casting du film. Jean-Marc Molinier sera le seul à être retenu, dans un rôle d’acteur de complément (pour déclamer quelques phrases), soit un niveau au-dessus de la figuration.

« Sur le tournage, l’ambiance était bonne enfant. Cependant, les quatre jours durant lesquels j’ai tourné était fort intense, et j’en suis ressorti très fatigué »

(Jean-Marc Molinier)

Trois jeunes ruthénois : Eliott, Justin et Benjamin ont également été retenus pour jouer le rôle de séminaristes parmi une quarantaine au total.

Jean-Marc Molinier, le curé du film

Né en 1966, Jean-Marc Molinier n’est pas un inconnu dans le  microcosme aveyronnais du spectacle et des médias. En 1980 il a eu un petit rôle dans le film Anthracite de Edouard Niermans avec Bruno Crémer et Jean Bouise. Assistant de production sur Totem, radio sur laquelle il alimente les chroniques cinéma, il a œuvré également dans certaines pièces de théâtre pour les Comédiens au chariot. Aujourd’hui il est président de Stichomythie et Compagnies, une troupe ruthénoise qui se produit actuellement à Saint-Jo avec une pièce intitulée : « Plutôt crever ».

« C’était dense, nous étions mis en condition dès avant les répétitions, mes textes qui étaient courts ne m’étaient dévoilés que cinq minutes avant la répétition. Je devais chanter le Pater Noster en latin durant la messe. Heureusement, du réalisateur à l’habilleuse, tout le monde faisait son possible pour que les acteurs se sentent à l’aise. Une équipe exigeante mais fort sympathique « 

 

Une belle expérience et un joli cadeau de Noël pour cet habitant de Fijaguet, dans un film ambitieux vendu à l’international, et dont les droits ont été achetés par la chaîne Arte, qui projettera la pellicule en premier sur la télévision, après sa sortie dans les salles obscures.

Prochaine séance de Plutôt crever le samedi 11 janvier à 21h réservation au 06 74 13 64 34.