Calendrier de l’Avent ADN J-0 : La veillée de Noël chez nos anciens

Réveillon de Noël. Tableau de Carl Larsson (1904 -1905). Image : CC

Autrefois, préparer la veillée de Noël s’accommodait d’un rituel complexe que nous avons le plaisir de revisiter tous les ans. Voici comment procéder pour ne pas commettre d’impairs :

Bûche et embuches

Important : pour allumer la bûche de Noël, il faut se munir d’une branche de buis ou de laurier, conservée depuis la fête des rameaux. Cette bûche doit être assez grosse, provenir d’un tronc d’arbre fruitier et doit se consumer le plus longtemps possible durant au moins trois jours, voire jusqu’à l’Épiphanie. Elle doit être allumée par le plus jeune de la famille. On peut l’arroser de vin pour garantir de bonnes vendanges et de sel pour se protéger des sorcières. N’oubliez pas de conserver ses tisons en vue de préserver la maisonnée de la foudre et du Diable !

Comment bien dresser sa table de Noël

Placer sur la table trois nappes blanches, soit une pour chacun des trois repas. Aucun des pans de la plus grande nappe ne doit toucher le sol : le Diable serait alors tenté de s’y agripper et de monter sur la table pour s’y délecter des restes. Disposer ensuite, au centre de la table, trois coupelles de blé de la Sainte Barbe et une branche de houx rouge, symbole du bonheur. Allumer trois bougies obligatoirement neuves qui, comme la bûche, devront durer jusqu’en janvier. Une fois ces opérations accomplies, le 24 au soir, la tablée peut enfin partager le « gros souper » : son nom est trompeur puisqu’il s’agit d’un repas maigre à base de poisson. Viendra ensuite le 25 midi le repas à base de viandes et volailles, puis le dernier repas, celui du 25 au soir, pour partager les restes.

Dicton du jour :

« Tels sont les six jours depuis Noël jusqu’au premier de l’an, tels sont les six premiers mois de l’année. »

Joyeux Noël ! Feliz Navidad ! (espagnol)