Olemps. Nos plus belles rencontres sur le marché de noël

Beaucoup de chalands ont trouvé leur bonheur au marché de noël d'Olemps

Le marché de noël, fidèle à ses habitudes depuis plus de quinze ans a animé l’espace George Bru à Olemps, ce dimanche 15 décembre.

La mairie aux commandes

Francine Teissier, Régine de Rodat et Huguette Théron-Canut : les conseillères municipales qui organisent l’événement.@ADN12

42 exposants ont répondu à l’appel de la municipalité : « le marché de noël est maintenant entré dans le paysage d’Olemps. Autrefois appelé marché des producteurs, la municipalité d’années en années a su conserver l’identité du marché. Nous accordons les expositions uniquement aux artisans et créateurs, ici vous ne trouverez pas de revendeurs » explique Huguette Théron-Canut, conseillère municipale.

 

Petite particularité du marché d’Olemps, c’est la municipalité qui l’organise :« on retrouve chez les exposants des fidèles notamment en alimentaire, mais ce sont les stands de bibelots, décorations, bijoux, livres qui sont majoritaires sur le marché » précise Francine Teissier, adjointe au maire.

De belles rencontres…

Les torréfacteurs de l’ESAT Sainte-Marie

La visite du marché permet de profiter de diverses odeurs de biscuits, charcuteries et autres mets… mais il en est une qui chatouille particulièrement les narines : l’odeur du café fraîchement préparé pour les chalands. Sur le stand de Sainte Marie, c’est Christophe Gombert, infirmier torréfacteur sur la structure ESAT, qui nous accueille : « L’essentiel de notre travail est l’insertion de travailleurs handicapés »…

Les torréfacteurs de Sainte Marie.@ADN12

L’infirmier est chargé de l’atelier « torréfaction » : « nous achetons le café vert en provenance d’Éthiopie, d’Inde ou de Colombie, du Brésil au Costa Rica, nous torréfions nous-mêmes nos cafés, soigneusement choisis parmi les meilleurs. Nous produisons environ huit tonnes par an ».

« Pour torréfier le café, on a un vieux torréfacteur qui a une capacité de 8 kg. Le procédé consiste à trier le café, torréfier, épierrer (enlever les pierres) et de nouveau trier »

Le café, qui porte fièrement l’étiquette « Fabriqué en Aveyron » est ensuite moulu ou laissé en grains et vendus par paquets de 250 grammes à 1 kilo. Nous faisons des paquets de 250 grammes à 1kg.

Les peintures de Chrystel

Plus loin, c’est Chrystel Alquier, artiste peintre qui m’accueille. Les sportifs et initiés en sport connaissent Chrystel, figure emblématique de l’handisport aveyronnais : tour à tour joueuse de basket avec notamment une participation aux JO de Londres ou encore athlète de talent sur des distances allant du 400 m au marathon. C’est une lourde opération qui a stoppé momentanément cette passionnée…

Chrystel Alquier artiste peintre et athlète reconnue.@ADN12

« Maintenant doucement, je reprend mon ancienne passion pour le cheval et le dressage. Valide, j’étais aussi cavalière et j’entends profiter de la vie ». Insatiable, elle utilise son temps libre pour s’adonner à son hobby : la peinture.

« Je suis une autodidacte, je fais de la peinture acrylique abstraite sur toile avec des pinceaux, couteaux, les doigts…Je fais de la peinture intuitive qui me ressemble »

Chrytel ne compte d’ailleurs pas en rester là : « je veux en faire mon métier ». En mai elle va exposer à la MJC d’Onet le Château et en juin à la tour Peyrebrune.

(Pour voir ses créations : Page Facebook Chrys Art

Steeve, l’écrivain anglais

Steve, écrivain bilingue. @ADN12

Notre troisième rencontre est pleine de surprises. Un stand et un personnage atypique. Cet anglais affable est touchant et particulièrement fascinant. Vous lui dites bonjour, il vous raconte sa vie, une vie amoureuse de la France depuis 26 ans. « J’ai écrit mon premier livre sur une relation que j’ai eu avec une bretonne intitulé  »Mules Frites » (la version française de madame guillotine). Un best-seller écrit en anglais et traduit en français… avec la version bilingue disponible en un seul ouvrage.

Un livre à offrir 

Très intéressant pour l’apprentissage de la langue anglaise : « dans la lecture en anglais si le lecteur a une difficulté il peut passer à la version française » explique l’ingénieux écrivain.

Après 16 ans passés en Bretagne à enseigner l’anglais, Steve se sédentarise dans le Cantal mais continue à faire la promotion de ses livres dans toutes la région. Le marché d’Olemps est une nouvelle opportunité de promouvoir son tome  »Trilogie Bretonne » traduit par Florence Berger sous les titres de « Sirene », « Jamais le soir d’Halloween » et « La frangine ». « Des histoires vécues même si ma séparation avec ma bretonne (rires) me fait vivre dans une maison dite  »hantée »… ça m’a naturellement poussé à romancer un peu ».

Dans la même idée d’écrire en bilingue, Steve à écrit aussi pour les ados  »Le voyage scolaire improbable » « Une histoire de kidnapping lors d’un voyage scolaire d’adolescents Lotois en Angleterre. Rançons, disparitions… ».

(Vous pouvez visiter son site internet.)

Décidément au marché de noël d’Olemps, on sait quant on y rentre mais pas quand on en sort !