Municipales. Serge Julien portera une candidature de droite à Rodez

Serge Julien porte une candidature sans étiquette, "d'inspiration divers droite, centre-droit". @ADN12

Les choses s’accélèrent en cette fin décembre dans la course à la Mairie de Rodez. Alors qu’on pensait se diriger vers un duel entre Christian Teyssèdre et le collectif Rodez Citoyen, deux autres personnalités annoncent leurs candidatures : l’entrepreneur Jean-Philippe Murat (qui devrait donner plus de détails dans les prochains jours) et Serge Julien, qui portera la voix de la droite dans cette campagne, sous le nom de Rodez Ensemble Autrement

Figure de la droite aveyronnaise

A 57 ans, Serge Julien a déjà un long parcours en politique. Élu d’opposition à Rodez depuis 2014 sur la liste portée par Yves Censi, il est aussi conseiller départemental et siège au conseil communautaire de Rodez Agglomération.

Encarté à l’UMP puis chez les Républicains, dont il a visé la présidence aveyronnaise, il a connu localement les divisions successives de sa famille politique : d’abord candidat à Rodez en 2008 sur la liste de Frédéric Soulié, qui n’avait recueilli que 12 % des suffrages, puis aux côtés d’Yves Censi en 2014, avant la rupture… il se présente cette fois en tête de liste face à ses alliés d’hier : Régine Taussat et Joseph Donore, qui ont décidé de se rallier au maire sortant. « Ce sont des initiatives personnelles qu’ils sont les seuls à pouvoir expliquer » élude-t-il, avant d’expliquer avoir pris la décision de se porter candidat deux mois auparavant :

« On a mis du temps à prendre la décision mais il ne pouvait pas ne pas y avoir de liste de droite à Rodez ! C’est une liste sans étiquette et d’inspiration Divers Droite, Centre-Droit, ouverte sur la société civile car nous ne sommes pas des professionnels de la politique. Chez nous, ceux qui ont des mandats ont quand même une activité professionnelle »

 

C’est le cas d‘Anne-Sophie Monestier-Charrié, conseillère régionale depuis 2010, élue municipale et communautaire depuis 2014 et présidente de l’UDI aveyronnaise depuis 2016, qui entend poursuivre son métier d’avocat.

« A Rodez, on vit encore sur tout ce qu’a fait Marc Censi ! Il faut maintenant se pencher sur l’attractivité : à horizon 2025, il n’y a rien ! Il faut notamment penser à l’après Bosch et ne pas faire de Rodez une réserve d’indiens car la baisse de population est réelle !

Quand je vois le nombre de commerces vacants en centre-ville ou que Rodez Agglo se désengage de l’aéroport… je trouve ça dingue ! Si l’aéroport de Rodez disparaît, imaginez les conséquences pour Bosch ou RAGT ! Il faut travailler avec le département ! »

 

Sécurité, urbanisme et propreté

Avec cette candidature, Serge Julien veut en finir avec la « méthode Teyssèdre » et ne croit pas en la liste présentée par le maire sortant, « faite de socialistes qui ne s’assument plus et de macronistes qui ne s’assument pas toujours non plus »:

« Même si on peut être en accord avec certaines choses de son bilan, on n’est pas d’accord avec sa méthode. Nous on prône le respect dans toutes choses : c’est le socle de notre engagement »

 

Si il entend présenter le détail de son programme « avant la fin du mois de janvier », Serge Julien en donne déjà les grandes orientations : « nos axes de travail sont de deux ordres : la vie quotidienne des ruthénois et la projection vers l’avenir, vers la ville du futur… ce sont des orientations imposées par la réalité, par les besoins locaux ».

« Montrer qu’il n’y a pas que le centre-ville à Rodez ! »

Parmi ceux-ci : le rétablissement d’un équilibre entre centre-ville et quartiers périphériques (« on a trop donné la priorité au centre-ville jusqu’à maintenant »), le rééquilibrage entre minéral et végétal (« on a bétonné la ville, il faut faire des espaces verts une de nos préoccupations »), la propreté avec la création d’un « Adjoint à la Propreté » (« un aspect délaissé ces dernières années, surtout en périphérie »), la politique sociale (via le futur Centre Social Intercommunal et en rénovant la maison de retraite de Saint-Cyrice, « en  déshérence »), la mobilité (« pour apporter de la fluidité de circulation »), la démocratie participative (en renforçant les comités de quartier : « car ils sont en panne ») ou encore le travail au sein de Rodez Agglo (« le prochain enjeu est de réussir le Parc des Expos »).

Mais le priorité absolue pour Serge Julien reste l’aspect sécuritaire :

« Les ruthénois ont droit à la quiétude. Or, on voit se multiplier des faits graves et nouveaux à Rodez. Je veux renforcer les moyens de la Police Municipale et la vidéoprotection »

 

Enfin, Serge Julien voudrait voir changer la stratégie en place sur ce qu’il nomme les « locomotives Soulages et Rodez Aveyron Football » : « il ne faut pas s’enfermer dans le tout Soulages et plutôt ouvrir sur d’autres formes de culture. Côté sports, on lancera un audit sur les équipements des autres clubs car il faut leur apporter un soutien équitable… ».

Les colistiers de Serge Julien 

Serge Julien avance pour le moment avec une liste incomplète, qui reste à affiner avant la clôture officielle des candidatures, le 27 février.

  • Anne-Sophie Monestier-Charrié, 52 ans, avocate
  • Emilie Saules-Bares, 38 ans, avocate en Droit Public
  • Amandine Alcouffe, 27 ans, chef d’entreprise
  • Bruno Monestier, 53 ans, commerçant
  • Grégory Brouillet, 45 ans, chef de groupe chez Bosch
  • Franck Cortese, 45 ans, directeur d’agence bancaire
  • Mehdi Smaïne, 29 ans, chef d’entreprise et cadre local LR
  • Pierre Smirnoff, 62 ans, chargé de mission en collectivité territoriale
  • Franc Becker, 49 ans, médecin urgentiste