La Cavalerie. Un père de famille jugé pour violences sur ses proches

Un quinquagénaire paraissait ce mercredi 4 décembre au matin devant le tribunal de Rodez en comparution immédiate pour des violences à l'encontre de sa fille de 14 ans et de sa compagne.

L'accusé devait être jugé en comparution immédiate ce mercredi au tribunal correctionnel de Rodez. @ADN12

En détention depuis plusieurs jours, le prévenu a été jugé pour des actes de violence envers sa femme et sa fille, le dernier remontant au 1er décembre 2019. Ce jour-là, après plusieurs altercations verbales avec sa fille, le prévenu l’aurait attrapée par le cou et fait subir des pressions d’une durée d’« entre 15 et 20 secondes » d’après la victime, résultant pour elle de trois jours d’ITT (Incapacité Temporaire de Travail).

D’anciens faits de violence avérée

Si le prévenu a bien été déclaré comme dépressif depuis 2003, les tensions familiales remontent à 2018, lorsque la fille de ce dernier a déposé une plainte pour violence à son encontre suite à plusieurs gifles, coups de pied et coups de poing. Son père avait alors écopé d’une peine de 600€ d’amende avec sursis. Depuis, la tension dans le couple et dans la famille n’aurait fait qu’augmenter, avec des disputes fréquentes devant leurs trois enfants, dont un handicapé.

Les violences se seraient accélérées en septembre 2019, lorsque, un soir, le mari aurait cassé plusieurs chaises sous le coup de la colère en apprenant que sa compagne comptait passer la soirée chez une amie. Puis en novembre, lors d’une visite chez le médecin pour leur fils handicapé, le prévenu aurait agrippé et secoué sa compagne par les épaules. Avec, au compteur, des gifles et autres actes de violence fréquents. « Au moment du décès de son père en novembre, elle m’a insulté devant tout le monde sur le parvis de l’église en me traitant de « violent ». J’ai tout pris sur moi à ce moment-là, mais ça m’a travaillé », a déclaré le prévenu pour expliquer ces actes de brutalité.

« Je suis un impulsif. »

Le prévenu, sous antidépresseurs depuis plusieurs années, a avoué les faits. Tout en s’en excusant, il minimise leur fréquence, expliquant qu’il se sent seul et pas écouté dans sa famille depuis des années et qu’il agit parfois sous le coup de la colère et de la frustration. L’expert psychologue du tribunal estime en effet que le prévenu est victime de « troubles explosifs intermittents face à des situations où il se sent humilié et dévalorisé », insistant sur sa « dangerosité psychologique, pour lui et pour les autres ».

Le père de famille a écopé ce mercredi matin d’une peine de six mois de prison dont cinq avec sursis et d’une période de mise à l’épreuve avec obligation de soins et interdiction de rentrer en contact avec sa compagne ou sa fille durant 24 mois. Il a également été condamné à verser une amende de 1 000€ aux deux victimes.