L’émission « Des Racines et des ailes » cible à nouveau l’Aveyron

Mercredi 4 décembre, à 21 h, sur France 3, l’émission « Des Racines et des ailes » met à nouveau l’Aveyron à l’honneur. Mais cette fois-ci, si la passion pour le patrimoine est toujours en toile de fond, le réalisateur cible des femmes et des hommes qui œuvrent pour faire vivre leur village. Autant de passionnés qui incarnent « Mon village en Aveyron ». A commencer par Montaigut...

L’équipe de « Des Racines et des ailes » a tourné sur le chantier de restauration de La Jasse en contrebas du château de Montaigut.

« Avec “Mon village en…”, ici en Aveyron, nous mettons en avant des gens qui bataillent pour relancer des activités et qui luttent contre l’exode rural », expliquait le journaliste et réalisateur Dominique Lenglart en juillet 2018 dans le journal « Le Progrès Saint-Affricain » du 26 juillet 2018. Avec l’ingénieur du son et pilote de drone Gaspard Baudry et le chef opérateur de l’image Guillaume Martin, il tournait alors des séquences au château de Montaigut pour faire parler des passionnés de l’époque médiévale… dont Michel Simonin engagé depuis 50 ans pour sauver le château de la ruine, le sortir de l’oubli et y faire (re)venir des visiteurs (30.000 par an). Mais aussi Denis Lamart, animateur technique (chef de chantier) depuis 14 ans avec l’association Rempart qui coordonne le chantier entre les salariés en insertion et les jeunes bénévoles internationaux.

Dans ce film inédit de la collection « Passion patrimoine », il ne sera pas question que du château et du hameau de Montaigut surplombant le Rougier. L’équipe « Des Racines et des ailes » est aussi allée sur l’Aubrac « une terre d’initiatives » à Lacalm où un restaurant municipal a rouvert ses portes avec un jeune propriétaire originaire de la région et où la municipalité a racheté des maisons vides pour les restaurer et les louer à des nouveaux venus. Ou encore à Argence-en-Aubrac, à la rencontre de Muriel Vabret, vétérinaire qui connaît tous les plus beaux sites de ce petit territoire et qui s’est investie avec son association pour créer des jardins partagés pour que les plus jeunes et les anciens se retrouvent autour du maraichage bio.

L’Aubrac, le Lévézou et Flagnac sont aussi à l’écran

Le périple passe aussi sur le Lévézou « un modèle d’engagement » avec à Caplongue, le portrait de Jean-Marc Déjean « agriculteur cafetier » comme il aime se faire appeler, qui a fait de son café familial un lieu associatif où à la belle saison les concerts débordent sur la place du village. Cette année, il forme un jeune diplômé en agronomie pour travailler avec lui sur son exploitation. Mais Jean-Marc ne s’arrête jamais. Non seulement il s’est battu pour faire revenir un jeune meunier-boulanger bio mais Il est également membre des « Locos Motivés », une association de 40 producteurs de la région passionnés de circuit
court… Ensemble ils composent des paniers qu’ils livrent chaque semaine à des consommateurs fidèles.

Enfin, la quatrième destination est incarnée par Flagnac, dans la Vallée du Lot, pour (re)découvrir « une aventure humaine pour des centaines de bénévoles ». Chaque été on se mobilise pour un spectacle « Hier un Village » crée il y a 38 ans par l’instituteur. Grâce à ce sons et lumières composé et joué bénévolement par les habitants, 21.000 spectateurs viennent chaque année découvrir le passé de ce terroir marqué par l’histoire des mines de Decazeville.

Au final, deux heures d’images à couper le souffle, notamment en avion avec Patrice Gintrand, architecte en chef des bâtiments de France, et les récits d’engagements réussis pour faire (re)vivre des villages dans l’Aveyron.