« C’est bien de rentrer à Paul Lignon, de retrouver une ambiance chaude et bienveillante. Il faut que l’on arrive à rendre ce lieu

inhospitalier. C’est aussi simple que ça. Ça ne sera pas aussi simple que les autres années, mais on peut avoir des rêves » : le coach, Laurent Peyrelade, est aussi enthousiaste que ses joueurs, de ce retour à Paul Lignon. Même s’il est conscient que retrouver son stade ne va pas tout révolutionner :

Par rapport au niveau des joueurs, des équipes, ce n’est plus la même. Il ne suffit pas d’avoir du courage, de l’abnégation. Il faut savoir souffrir, savoir être efficace, faire la bonne passe, le bon centre, ne pas faire de grosse erreur, sinon, tu en prends 4… C’est bien, le niveau monte, l’exigence monte, il faut que l’on soit capable de grimper.

 

Entraînement au stade

Les joueurs et le staff ont pu découvrir le stade, et s’entraîner une fois dessus, avant ce premier match dans leur enceinte, contre le Havre. L’occasion de découvrir une pelouse magnifique, des nouveautés. Ce qui implique également de se réadapter rapidement. « Il faudrait arriver à prendre vite des points dedans, confirme Laurent Peyrelade, qu’on s’y sente bien, que les gens s’y sentent bien, que l’ambiance y soit bonne. »

Pour leur retour à Paul Lignon, les Ruthénois vont s’attaquer à un gros de ce championnat, le Havre, actuel sixième du championnat. Un adversaire sérieux pour Laurent Peyrelade :

Il va falloir que l’on soit d’une générosité intelligente, d’une discipline intelligente, pour pouvoir prendre quelque chose contre eux. Parce qu’il y a du matos. Eux, ils ont une très mauvaise série, mais offensivement, avec Lens et Lorient, il n’y a pas mieux. Ça va vite, c’est grand, c’est costaud, c’est technique, ça aime les espaces… il va falloir que l’on soit très discipliné dans ce que l’on veut faire. Et que l’on soit dans un bon scénario. Après, on est bien. On n’a pas trop de bobos.

 

A guichets fermés ?

Attendus depuis le début de saison, le retour à Paul Lignon s’annonce chaud bouillant, avec une rencontre quasiment à guichets fermés… Seules quelques places debout étant encore disponible pour cette 16e journée de Ligue 2. « Ce n’est pas une enceinte standard de Ligue 2, mais tant mieux, affirme Laurent Peyrelade. On s’en fout, c’est nous ! L’important, c’est que nous, on s’y sente bien. C’est surtout ce que va faire notre public qui va être un avantage. Comme je disais l’an dernier, au mois de janvier, les gens ont une part à jouer dans la montée. Là, ils ont une part très très importante dans notre maintien. Il faut qu’ils en soient bien conscients. »

Un public qui aura un rôle à jouer, pour aider son équipe dans les moments plus durs de la saison. C’est une évidence pour les joueurs et le staff. « On aura besoin que les gens soient avec nous sur les sept mois qu’il reste, explique-t-il. Parce que ça se jouera peut-être à un point, peut être à un but. Peut-être à un penalty chez toi sous la pression, peut-être à un but à la dernière minute, chez toi, parce que le public t’envoie que des bonnes ondes… Le groupe n’a pas fondamentalement changé, mais la marche est un petit peu plus haute. Il faut du temps pour s’adapter, pour progresser. Tu as besoin d’avoir ce petit supplément d’âme que les gens doivent te donner… ».

Un stade avec une âme

Et Laurent Peyrelade a bien l’intention d’expliquer aux nouveaux, et de rappeler aux anciens, l’âme de Paul Lignon :

« Il y a 4 ans, les 450 fidèles de la CFA étaient là. S’ils sont là ce soir, et qu’ils voient le stade plein, comment il s’est transformé… ils peuvent être fiers de nous et fiers d’eux aussi. Parce que quand c’était froid, ils étaient là quand même. Donc, oui, il faut s’en souvenir, c’est important » 

 

Le groupe :

Vendredi 29 novembre, RAF – Le Havre, au stade Paul Lignon, à 20h.

Le RAF annonce que le club n’ouvrira pas de guichets de vente de billets au stade ce soir. Seuls les détenteurs de billets pourront accéder au stade. Des places sont encore disponibles sur le site www.rodezaveyronfootball.com